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Finale mondiale Imagine Cup : rencontre avec l’équipe française

22 juin 2015

Ils sont étudiants à l’ESIEA, qui les forme pour devenir ingénieurs numériques, et ils ont remporté la catégorie Innovation de la finale française Imagine Cup décernée en avril.

L’équipe Stimulus, composée de Benjamin Bosserelle, Gaëtan Froissard, Nicolas Hubert et Louis Polart, a été désignée tout récemment, parmi les trois équipes lauréates en lice, pour représenter la France lors de la finale mondiale qui se tiendra le 31 juillet à Seattle. Retour sur leur parcours et leur projet avant la dernière étape cet été.

RSLN : Pouvez-vous nous décrire en quoi consiste le projet Stimulus ?

Stimulus, c’est un simulateur low cost destiné à un usage à domicile. Il s’agit de reproduire des attractions que l’on peut trouver par exemple au Futuroscope. C’est un nouveau moyen de jouer aux jeux vidéo et de découvrir de nouvelles sensations. Pour l’instant, on s’adresse aux gamers.

Comment en êtes-vous arrivé à réaliser et imaginer ce projet ?

Cela s’est fait à la suite d’une démonstration de l’Oculus Rift qui simulait une montagne russe. On trouvait déjà surprenantes les sensations que l’on avait alors que l’on restait fixe sur une chaise. On s’est posé la question de ce que ça donnerait si on avait les mouvements qui accompagnaient la vision de ce monde qui bouge.

L’idée est donc venue de là. On a ensuite travaillé sur un simulateur qui puisse s’adapter à n’importe quel jeu.

Comment êtes-vous partis d’une feuille blanche pour arriver à votre prototype ?

En fait, notre projet de simulateur, c’est aussi notre projet de scolarité. On avait donc un professeur de l’école qui nous suivait dans l’avancement du projet. Beaucoup de gens réalisent déjà dans leur garage des simulateurs, ça n’est pas nouveau. On est parti de ce qui existait déjà pour nous aider. Ça a également demandé beaucoup de tests pour obtenir notre premier prototype.

Pourquoi avoir tenté Imagine Cup ?

On avait entendu parler de la compétition. Au début, on pensait que notre projet ne correspondrait pas à l’esprit du concours, mais finalement on s’est rendu compte que la catégorie Innovation pouvait nous aller car ce que l’on propose n’existe pas encore sur le marché. C’était aussi l’occasion de voir si notre projet pouvait plaire au-delà de notre groupe.

Comment s’est formée l’équipe pour ce projet ?

On fait partie de la même école, cela fait 4 ans que l’on se connaît. On a déjà travaillé ensemble sur différents projets, et on s’est réunis car on savait qu’on avait les compétences pour mener à bien ce projet. Nous sommes tous les quatre en école d’ingénieur électronique en informatique, et même si l’un est un peu plus spécialisé en électronique embarquée ou un autre en programmation informatique, ce qui nous manquait, c’était l’aspect marketing et business.

Dans quelle mesure les mentors vous ont-ils aidés dans la préparation du projet ?

Au niveau du prototype, il est resté le même dans la forme. Les coachs et mentors nous ont en revanche beaucoup aidés pour ce qui est de « vendre » le projet. On ne mettait pas assez en avant les avantages de notre simulateur, à savoir sa petite taille, sa capacité d’adaptation à différents jeux. Le jury au bootcamp nous a beaucoup aidé sur l’argumentation.

Comment avez-vous vécu votre victoire dans la catégorie Innovation lors de la finale française ?

On a été surpris, bien sûr. Rien qu’au départ, on ne pensait même pas être sélectionnés pour le bootcamp. On souhaitait évidemment aller le plus loin possible, et à chaque étape franchie, c’était une belle surprise.

On ne voulait pas partir défaitistes, mais pas non plus trop sûrs de nous, car il y avait beaucoup de bons projets au niveau de la finale française. Le nôtre était effectivement un peu différent des autres (applications mobiles ou PC). On ne savait pas trop si cela allait jouer en notre faveur ou pas.

Vous avez été désignés pour représenter la France lors de la finale mondiale fin juillet à Seattle. Quelles ont été vos impressions lorsque vous avez appris la nouvelle ?

Une grande joie. C’est un grand stress aussi, parce que l’on doit représenter la France. Ça n’est plus le même niveau. Ça va aussi être du travail en plus pour nous, pour se préparer, profiter du temps qu’il nous reste pour améliorer le projet.

Avez-vous regardé les projets des autres candidats dans la catégorie Innovation ? Qu’en avez-vous pensé ?

On s’est renseigné, oui. Il y a beaucoup de projets différents. On voit que le niveau est monté d’un cran et qu’il y a des projets très intéressants. Mais on ne va pas baisser les bras et on va tout faire pour aller le plus loin possible.

En tout cas, on va essayer de profiter au maximum de cette finale, que ce soit pour apprendre, rencontrer des participants du monde entier, les équipes de Microsoft.

Et pour la suite, avez-vous le projet de commercialiser votre simulateur ?

Effectivement, c’est une idée qui nous trotte dans la tête depuis que l’on a gagné la finale France. Ça n’est pas non plus facile à faire, cela demande beaucoup de réflexion, mais pourquoi ne pas lancer une campagne de crowdfounding, pour voir si les gens sont intéressés ?

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