Biohacker freelance, designer d’habitats virtuels : découvrez les 5 métiers de 2025 share
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Biohacker freelance, designer d'habitats virtuels : découvrez les 5 métiers de 2025

Education 31 août 2016
Ces métiers n'existent pas encore. En 2025, ils seront incontournables. The Future Laboratory et Microsoft viennent de publier une étude consacrée aux métiers du futur. Gros plan sur cinq d'entre eux.

65% des étudiants d’aujourd’hui auront un emploi qui n’existe pas encore. Face à ce constat, The Future Laboratory et Microsoft se sont demandés quels pourraient être ces emplois du futur.

Cinq nouveaux métiers, les plus susceptibles de largement se démocratiser, sont particulièrement mis en avant :

Designer d'habitats virtuels

Le futur de la réalité virtuelle se dessine chaque jour de plus en plus nettement. Et selon l’étude, plus de 12 millions de casques de réalité augmentée (ou virtuelle ou mixte) seront vendus en 2017. D’ici 2020, le marché atteindra une valeur de 40 milliards de dollars.

Kevin Kelly, fondateur de Wired, est en convaincu : « La réalité virtuelle sera la prochaine plateforme dominante après les smartphones ».

En conséquence, la demande de personnel compétent dans ce domaine a d’ores et déjà augmenté de 800% depuis 2014. Des formations spécialisées apparaissent.

Et en 2025, le métier de designer d’habitats virtuels sera particulièrement prisé. L’employé devra combiner les capacités de narration d’un designer de jeux-vidéo avec l’appréciation de l’espace d’un architecte pour pouvoir imaginer et développer des mondes virtuels entiers. À cela s’ajoute des connaissances en psychologie cognitive et en sciences du comportement dans l’optique de recréer un environnement aussi réel que possible.

Bâtir un environnement virtuel ultra réaliste en compagnie d’autres collègues autour du monde, tel qu’un site détruit du patrimoine mondial : voilà à quoi ressemblera une journée type de designer d’habitats virtuels.

 
 

Représentant légal de l'éthique technologique

La prochaine décennie sera celle des robots et des intelligences artificielles. L’étude rapporte que le marché de la robotique mondial grimpera jusqu’à 153 milliards de dollars de valeur au cours des cinq prochaines années.

Et selon plusieurs recherches, les robots capables de s’exprimer en langage courant pourraient automatiser jusqu’à 60% de la main d’œuvre globale. À cause de ces changements profonds dans le monde du travail, de nouveaux emplois servant à développer les relations entre robots et humains seront nécessaires.

Une des missions clé des emplois comme celui de l’ethical technology advocate (représentant légal de l’éthique technologique) sera de négocier notre rapport avec les robots en établissant une certaine éthique et des règles morales sans lesquelles les machines – et leurs créateurs – ne pourraient opérer et exister. Leur rôle sera crucial, comme le souligne Satya Nadella, CEO de Microsoft :

« La prochaine étape capitale de notre recherche sur le développement de l’intelligence artificielle est de se mettre d’accord sur une structure reposant sur l’éthique et l’empathie.« 

Les ethical technology advocates auront également pour mission de convaincre les plus sceptiques de l’intérêt de leur démocratisation.

Un homme et un robot se serrent la main

Chroniqueur culturel numérique

« Une image vaut mille mots ». De nos jours, le succès des réseaux sociaux spécialisés dans le partage d’images ou de photographies en sont des exemples frappants. Au cours des quatre prochaines années, Instagram comptera 26,9 millions nouveaux membres. En 2025, le contenu visuel dominera le contenu écrit dans la communication sur les réseaux sociaux et les actifs maîtrisant les codes de ce langage imagé seront extrêmement prisés sur le marché du travail. Nom du poste : chroniqueur culturel numérique (Digital Cultural Commentator).

L’objectif ? Attirer de nouvelles audiences adeptes d’emojis (entre autres) et gérer l’image numérique des musées, galeries et autres institutions artistiques. Autant de recruteurs potentiels pour ces futurs talents également susceptibles de travailler sur les questions de réalité virtuelle.

Freelance biohacker

Grâce au crowd-sourcing et à certaines plateformes opensource, les scientifiques amateurs se sont peu à peu déployés sur le web, permettant bien souvent de faire avancer la recherche dans le domaine médical et technologique. Genspace Biohacking Lab est devenu le premier laboratoire non-lucratif des États-Unis, fournissant espace, équipements et logiciels permettant aux scientifiques freelance d’explorer ce que la profession  juge trop hasardeux. En 2015, le Congrès américain a passé le Crowdsourcing and Citizen Science Act dans le but d’encourager l’utilisation du fruit de ces recherches par le gouvernement fédéral.

Pour Hank Campbell, membre du American Council on Science and Health les biohackers freelance pourraient devenir « le futur de la biologie appliquée parce que les grosses firmes pharmaceutiques ne s’attaqueront jamais aux problèmes qu’ils pensent non-rentables. » D’autres pronostiquent même… la création d’une véritable licorne d’ici une vingtaine d’années.

Biohacker

Créatif des données IoT

Comme pour la réalité virtuelle, le futur de l’Internet des objets (IoT) apparaît de plus en plus clairement. Le marché global devrait atteindre les 7,1 milliards de dollars d’ici 2020 (il était de 1,9 milliard en 2013) et en 2025, les devices mesureront notre santé, nos rythmes de sommeil et surveilleront notre quotidien, prêts à contacter les secours en cas problème. Le challenge sera alors de taille : comment gérer cet afflux massif de données ? Les interpréter, les mettre en valeur voire créer des programmes capables d’automatiser, à terme, ces tâches, sera le travail des créatifs des données IoT (IoT data creatives).

Après avoir identifié des modèles dans les données de l’IoT, les data creatives utiliseront leurs compétences de narration pour communiquer les informations à travers une lecture facile et intuitive, soit en ligne, soit via des outils de réalité augmentée ou virtuelle. Des traducteurs intelligents des données fournies par l’IoT au long des mois et des années en somme.

Pour en savoir plus sur ces métiers du futurs (et en découvrir de nouveaux), le rapport complet de The Future Laboratory et Microsoft est disponible ici.

Biohacker freelance, Designer d’habitats virtuels… : les métiers du futur en vidéos

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