Quand le numérique révolutionne l’apprentissage des maths share
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Quand le numérique révolutionne l'apprentissage des maths

15 mars 2012

Invitation – RSLN est partenaire, de la journée d’échanges et de réflexions, autour de « Quelle école pour demain ? », le 5 avril, , (re)découvrez le programme et toutes les infos pour vous inscrire ici. On vous propose de partir à la découverte des intervenants de la conférence, en commençant par Conrad Wolfram.

Laisser le calcul aux ordinateurs et aux machines pour permettre aux élèves de se concentrer sur des problèmes plus intéressants et plus concrets : c’est l’idée de Conrad Wolfram, fondateur et directeur du centre de recherche Wolfram Europe, qui défend une nouvelle approche – assez radicale – de l’enseignement des mathématiques à l’école. Retour sur une figure de proue de la réforme de l’éducation scientifique.

> Un parcours riche pour une vision peu commune

Passionné de photographie, pianiste à ses heures, et diplômé de Cambridge en Grande Bretagne, Conrad Wolfram est un personnage hors normes. Le chercheur en mathématiques computationnelles, c’est-à-dire en calculs mathématiques informatisés, œuvre pour la computation au service de la société. Il s’intéresse tout particulièrement à la façon dont l’informatique peut améliorer nos vies et faire avancer nos économies.

En 1991, il fonde le centre de recherche Wolfram Europe avec son plus jeune frère, Stephen Wolfram, chercheur en informatique. Depuis, ils développent ensemble des programmes informatiques comme Mathematica, un logiciel de computation, ou Wolfram Alpha, un moteur de recherche basé sur des réponses personnalisées. Un retour aux solutions concrètes qui est au cœur de sa position sur l’apprentissage des mathématiques.

> Apprendre les maths autrement

Des jeux vidéo à la robotique, les mathématiques sont à l’origine des inventions les plus surprenantes. Alors pourquoi les enfants ne s’y intéressent pas plus ?

Pour Conrad Wolfram, les technologies apportent de nouvelles modalités d’apprentissage pour toutes les matières enseignées, à travers l’interactivité et la vidéo. L’apprentissage individuel, ce qui permet aux élèves de découvrir le savoir à leur propre rythme, en est également l’un des éléments crucial.

Ces apports technologiques sont à l’origine de la position de Conrad Wolfram sur la modification du système d’apprentissage des mathématiques. Pour le chercheur britannique, le calcul « manuel » est fastidieux et n’apporte rien d’intéressant aux mathématiques
«&réelles », celles qui permettent de trouver des solutions dans notre quotidien. Son idée ? Enseigner les mathématiques aux enfants à travers la programmation informatique.

« 80 % du temps accordé aux mathématiques à l’école est dédié au calcul « à la main ». Au lieu de cela les enfants devraient laisser le calcul aux ordinateurs et se concentrer sur la résolution des problèmes. »

Il s’agirait donc de poser les bonnes questions et d’orienter les enfants vers des problématiques concrètes en leur montrant en quoi les mathématiques peuvent apporter des solutions.

« Les mathématiques devraient être plus pratiques et plus conceptuelles, en étant moins mécaniques », explique le chercheur.

Utiliser la puissance de calcul des ordinateurs pour libérer notre créativité mathématique. C’est la réforme que le scientifique britannique défend dans le système éducatif.

« Nous pourrions par exemple demander jusqu’à quel point on peut compresser une photographie avant de percevoir un changement ? Ou le nombre d’amis qui nous séparent les uns des autres sur Facebook ? Voilà des problèmes qui peuvent attirer les enfants », explique-t-il.

Déléguer les calculs compliqués aux ordinateurs aurait un double bénéfice. D’abord débarrasser les mathématiques de leur mauvaise image et permettre aux enseignants de se concentrer sur les aspects les plus intéressants des sujets. De plus, relier les mathématiques aux questions du quotidien pour réellement intéresser les élèves.

« Apprendre les mathématiques grâce à la programmation enseigne la compréhension et la réflexion. En effet, avec la programmation, si vous ne comprenez pas ce que vous êtes en train de faire, le programme ne fonctionnera pas. Cette réforme est essentielle et le pays qui la mettra en place passera devant tous les autres. »

Ce qu’il ne manquera pas de nous détailler le jeudi 5 avril prochain.

> Découvrez notre invitation pour » Quelle école pour demain ? »

 

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