RSLN à BETT - Vers une éducation interactive

11 janvier 2012

Reconnu comme le plus grand salon mondial consacré à l’éducation numérique, le BETT est un évènement qui nous révèle les dernières tendances en termes d’apprentissage et d’éducation.

Au programme ? L’urgence d’adapter nos méthodes aux nouveaux besoins de la nouvelle génération d’étudiants. Et beaucoup d’idées novatrices.

L’importance de l’intégration des nouvelles technologies dans nos cursus

La France manque de développeurs et trop peu de diplômés entrent sur le marché de l’emploi chaque année. Pendant que les entrepreneurs français font face à de véritables besoins, depuis 2004, la Chine forme plus de diplômés dans ces disciplines que l’Europe, et leur nombre, qui a doublé ces cinq dernières années, est en croissance exponentielle. 

Et la France est loin de combler son retard dans l’éducation aux nouvelles technologies. L’an dernier, parmi les pays européens, l’Hexagone ne pointait en effet le nez qu’à la 24ème place, loin derrière l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne ou encore la Finlande en ce qui concerne l’usage des nouvelles technos dans un contexte pédagogique.

Cette année le constat est un peu meilleur, la France étant désormais à la vingtieme place. Mais elle reste loin derrière la Suède, Singapour ou la Finlande.

Une comparaison toute simple, utilisée par Ammar Al-Attiyat – spécialiste des solutions éducatives – est encore plus parlante que tous ces chiffres :

« Prenez un médecin et une enseignant venus tout droit du XVIIIe siècle. Mettez l’éducateur dans une classe et demandez-lui d’exercer son métier. Il n’aura aucun problème à remplacer le tableau noir et la craie par un tableau blanc et un marqueur. Mettez le médecin dans une salle d’opération. Il ne saura pas quoi faire ni comment se servir des outils qui l’entourent. Qu’attendons-nous pour changer nos méthodes d’enseignement ? »

Les grandes tendances de l’innovation éducative

Pourtant, de nombreux professeurs et enseignants n’ont pas attendu pour réfléchir à de nouvelles manières d’enseigner.

Quelques exemples :

se servir des réseaux sociaux pour impliquer davantage les élèves. En Espagne, dans l’école de Julio Verne, les enseignants se servent par exemple de Twitter pour discuter du programme des cours avec les enfants. En France, certaines classes utilisent également Twitter pour apprendre à lire et à écrire.

engager l’usage des nouvelles technologies par le jeu. C’est ainsi que Sean Tierny, enseignant en Australie, se sert d’un système de points pour apprendre aux enfants à se servir des logiciels. Les jeux pour mieux apprendre ? C’est la question que nous avions posée à nos experts.

– laisser aux enfants plus de pouvoir sur leur éducation et les ouvrir à la co-création avec leurs camadares. « En choisissant et partageant leurs lectures ou leur cursus, les enfants sont plus impliqués », explique Ovi Barcelo, enseignant à Barcelone.

Dans les jours à venir, nous vous emmènerons en voyage dans le futur de l’éducation.

Au programme ? Une école où les portes s’ouvrent avec des clefs numériques et où les bureaux sont partagés sur écrans géants. Des cours ultra enrichis et des programmes innovants.

Et bien sûr en direct du BETT, les premières impressions seront à découvrir ici, dès jeudi soir, et également sur notre compte Twitter au fil de la journée ou sur le hashtag #BETT_show.

> Pour aller plus loin :

La thématique de l’école du futur et de l’avenir de l’éducation n’est pas nouvelle : déjà en mars 2008, nous vous en parlions dans un numéro de notre magazine papier.

(Re)découvrez ce qui a ou n’a pas changé depuis :

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