Un an dans la vie d’une start-up : les premiers pas de Curioos à New York share
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Un an dans la vie d'une start-up : les premiers pas de Curioos à New York

25 janvier 2013

Nous vous en parlions il y a quelques semaines, Curioos avait décidé de tenter l’aventure américaine. Nous avons donc suivi la start-up,  place de marché de l’art numérique en ligne, dans ses premiers pas sur le sol américain. 

En mission pour implanter la filiale sur place, Mathieu, l’un des co-fondateurs nous raconte tout sur ce voyage hors du commun : rencontres, administration, nouveaux locaux, organisation.  L’exportation de Curioos à l’étranger marque une étape essentielle du voyage de l’entreprise.

> New York, « the place to be »

Si la décision d’ouvrir une filiale à l’étranger s’est prise rapidement, les ambitieux fondateurs, Mathieu Valoatto et Natacha Huguet-Millot ont mûrement réfléchi le choix de la destination : New York est une capitale artistique mondiale où de nombreuses tendances artistiques émergent.

Mais les raisons sont aussi économiques : le marché américain est environ dix fois plus grand que le marché français, et près d’un tiers des ventes de la start-up se fait déjà outre-Atlantique. Une manière de se rapprocher des acheteurs, mais aussi de se positionner stratégiquement puisque les acteurs de l’art numérique sont encore peu présents aux Etats-Unis. Mais ça ne s’arrête pas là. Les motivations étaient aussi humaines, comme le rappelle Mathieu :

« New York est la capitale mondiale de la publicité et des médias, donc les plus grandes agences sont là-bas, et avec elles certains des meilleurs graphistes et illustrateurs du monde. Il y a aussi un vivier d’artistes numériques conséquent. » 

L’environnement professionnel new-yorkais a également été déterminant : 

« L’écosystème technologique de la ville permet de côtoyer des start-ups brillantes du domaine de la création et du e-commerce à l’image de Tumblr par exemple » raconte Mathieu. « On a des projets qui se créent toutes les secondes autour de soi. On est au courant des nouvelles tendances web dès le début. Tout se fait de bouche à oreille, c’est passionnant de voir que l’on est dans l’épicentre d’une zone d’innovation. »

Une promiscuité qui semble déjà porter ses fruits puisque Curioos vient d’ouvrir un partenariat avec la start-up Fab.com, magasin en ligne d’objets design du quotidien.

>  L’installation de Curioos à Manhattan 

Et l’arrivée outre-Atlantique s’est faite en douceur. Connaissant déjà bien la ville et grâce à quelques contacts français sur place, Mathieu a rapidement trouvé des bureaux pour s’installer : l’espace de coworking Fueled dans le dynamique Soho, juste au dessus des locaux de Foursquare :

« Les Français sur place ont été d’une grande aide. Il y a une sorte de solidarité entre expatriés. »

Mais ouvrir une filiale, c’est un peu recommencer à zéro : grâce à ses contacts sur place, Mathieu a pu trouver un logement, mais aussi un imprimeur pour se charger des affiches.

« Au tout début, tu es porté par une énergie incroyable. Tu n’arrêtes pas. Tu traverses Manhattan de long en large, tu rencontres les acteurs de ton milieu, français comme américains. On est dans un nouvel endroit, donc on veut tout connaitre tout de suite ! Notre routine est totalement cassée. »

En l’espace de trois mois, Curioos s’est donc déjà trouvé une belle place dans le paysage des start-ups new-yorkaises. Reste à gérer le Visa pour pouvoir s’installer et travailler sur place, une procédure fastidieuse qui prend du temps, mais qui ne décourage pas Mathieu pour autant.

« On est en train de poser les bases d’un pont entre New York et Paris. C’est long, mais extrêmement excitant. »

> Esprit d’équipe

Et Mathieu se sent comme un poisson dans l’eau. Il avoue trouver à New York une ambiance qui lui ressemble :

« Il est très facile d’aller à la rencontre des professionnels, des investisseurs aussi, même s’ils travaillent dans de grandes entreprises. Ici il est possible de demander un rendez-vous à un grand chef d’entreprise par Twitter et avoir une réponse ! En France et en Europe généralement, c’est plus rigide. »

Mais l’ouverture de cette filiale n’aurait pas été possible sans le reste de l’équipe de Curioos dont le soutien a été primordial :

« Nous avons eu de la chance, toute l’équipe a salué notre ambition et notre prise de risque » raconte Mathieu. « On sait tous que si on arrive à percer sur le marché américain, on aura passé un cap énorme. C’est une vraie motivation. »

Mathieu ne manque pas de souligner le rôle majeur de Natacha, co-fondatrice de la start-up, dans l’aventure :

«  Je suis parti à New York, mais nous sommes deux piliers forts Natacha et moi, c’est parce qu’elle a de très grandes compétences de management et d’organisation que cette configuration est possible. On se fait une réunion quotidienne et on balaye tous les sujets chauds. Elle joue un rôle essentiel. »

Et quand on demande à Mathieu quel conseil il donnerait aux jeunes entrepreneurs qui voudraient tenter l’expérience à l’étranger, sa réponse est claire : avoir une équipe solide.

« Le point central c’est l’humain. Il faut des collaborateurs sur qui on puisse compter. Tout est possible, mais encore faut-il le faire avec les bonnes personnes. »

Mais l’histoire est encore loin d’être finie :

« On est sur la voie du rêve américain finalement, mais il nous reste encore beaucoup à faire ! »

Retrouvez le premier épisode de notre série « Un an dans la vie d’une start-up » avec « Dans les coulisses de Curioos, galerie d’art numérique en ligne« .

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