Un an dans la vie d’une start-up : Natacha, le visage féminin derrière Curioos share
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Un an dans la vie d’une start-up : Natacha, le visage féminin derrière Curioos

14 mars 2013

Pendant un an, RSLN a décidé de suivre une jeune start-up innovante : Curioos. Derrière cette galerie d’art numérique en ligne se cachent plusieurs visages dont celui de Natacha, co-fondatrice de l’entreprise.

Développeuse et jeune entrepreneuse, Natacha Huguet-Millot est le visage féminin à la tête de Curioos. Entourée de quatre hommes et d’une seule autre femme et à seulement 25 ans, elle incarne le côté féminin de cette jeunesse qui innove sur Internet. Monter une start-up et être une femme n’est pas incompatible et Natacha a répondu à nos questions, en démontrant l’inverse.

« Princesse » de l’informatique…

Et Natacha a l’habitude d’être largement entourée d’hommes. Dans l’IUT informatique où elle a débuté ses études, elle était d’ailleurs la seule représentante de la gent féminine :

« Pendant deux ans j’étais quasiment la seule fille . Je suis entrée après à SupInfo et là nous étions plus nombreuses. Mais les classes étaient plus grandes donc le ratio était probablement équivalent à celui de l’IUT. »

Un entourage qui ne gêne pas du tout Natacha qui reconnait avoir généralement avoir été « traitée comme une princesse » bien qu’elle constate qu’il n’y ait pas plus de filles dans la filière informatique. Elle reste toutefois optimiste : 

« C’est un domaine qui attire de plus en plus de femmes car elles se rendent compte aujourd’hui de la diversité de choses qu’elles peuvent faire avec l’informatique. Ce n’est pas du tout un domaine cloisonné et les stéréotypes autour de l’informatique se déconstruisent de plus en plus. L’ouverture va se faire progressivement. »

… et jeune entrepreneuse pragmatique

Se lancer dans la création d’une start-up à 22 ans ? Natacha ne l’aurait jamais imaginé. Si elle avoue croiser plus de femmes jeunes entrepreneuses que de femmes développeuses, elles sont encore relativement peu nombreuses :

« Quand on est jeune, c’est plus facile. Le problème vient plus tard. Beaucoup de femmes s’auto-censurent notamment quand vient l’âge d’avoir des enfants. Mais pour le moment, j’ai 25 ans, j’ai monté une start-up mais je ne me suis pas coupé une jambe pour le faire. Aujourd’hui, c’est un peu le projet central de ma vie. Je n’ai pas l’impression de travailler quand je suis dessus. »

Et Natacha ne manque pas de préciser que Curioos est une start-up qui s’est montée à deux.  « L’histoire on l’a écrite ensemble, Mathieu et moi. C’était une question de persévérance », sourit la jeune femme.

L’essentiel : que la start-up soit solide et créatrice d’emploi :

« Pour Mathieu et moi, notre première priorité c’est que Curioos soit une entreprise rentable, qui permette d’embaucher des gens et de faire passer notre message. On doit garder ce côté start-up « on se donne à fond ». Pour essayer d’aller le plus loin possible. »

Un modèle pour les générations qui suivent ?

Si jeune et avec déjà de nombreuses casquettes, Natacha refuse toutefois de se considérer comme un modèle, et affirme que tout est question de volonté :

« Je ne pense pas être un modèle, je n’ai pas le sentiment d’avoir brisé des murs ni passer des obstacles. Et ce n’est pas tant la question d’être une femme ici qui se pose. Le seul élément sur lequel je me distingue peut-être, c’est que j’étais assez jeune quand je me suis lancée dans l’aventure. Mais il ne faut pas avoir peur : je ne pensais pas il y a 5 ans en être là aujourd’hui. C’est en tombant qu’on se relève mieux et qu’on fait de belles choses, rien n’est impossible. »

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