Jouer pour faire avancer la recherche scientifique share
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Jouer pour faire avancer la recherche scientifique

29 octobre 2013
Et si en jouant à assembler des carrés d’une même couleur, vous aidiez à résoudre des maladies génétiques ? C’est l’objectif de Phylo, le scientific discorvery game développé par des chercheurs en bioinformatique de l’Université de McGill à Montréal et dont Pourquoi Docteur ? se fait l’écho.
 
C’est en travaillant de manière collaborative que l’on fera avancer la recherche. C’est en substance ce qu’ont pensé les chercheurs de McGill en ouvrant ce jeu à tous les scientifiques de la planète. L’idée : assembler des carrés de même couleur afin de reproduire des alignements semblables à des séquences ADN de différentes espèces. Pour Jérôme Waldispühl, chercheur à l’université de McGill et cité par Pourquoi Docteur ? :
 « Le joueur se distrait mais ce n’est pas du temps perdu et à la fin de sa partie, on lui dit sur quel gène relié à quelle pathologie il a permis d’avancer. »
Mais pourquoi un ordinateur ne serait-il pas capable de faire ces assemblages ? Comme l’explique le chercheur, le cerveau humain possède bien plus de compétences qu’une machine dans la mesure où il est capable de reconnaître visuellement des formes bien plus efficacement qu’une machine :
« Contrairement à un algorithme, l’humain est capable de contourner la règle du jeu pour arriver à améliorer l’alignement. »
Après le jeu Foldit qui avait permis d’identifier en 15 jours la structure d’une enzyme du virus du sida chez le singe qui résistait aux chercheurs depuis 15 ans, les scientific discovery games semblent s’imposer comme une voie collaborative sérieuse pour la recherche scientifique.
 
Pour en savoir plus sur le jeu et lire l’intégralité de l’article de Pourquoi Docteur ? c’est ici.

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