Journalistes au bord du burnout ... (NYT)

19 juillet 2010

Vu de France, cela ressemble un peu au fameux article sur les "forçats" du journalisme en ligne, écrit il y a plus d’un an, par le journaliste du Monde Xavier Ternisien.

 

Dans un article fouillé publié le 18 juillet, le journaliste du New-York Times Jeremy W. Peters, spécialiste des médias, se penche sur les conditions de travail de ses -jeunes- confrères qui travaillent dans les rédactions en ligne – en l’occurrence chez Politico et Gawker. Et, selon les interlocuteurs du journaliste, le tableau est noir : les jeunes journalistes en ligne seraient en effet proches du burnout, à la merci des moteurs de recherche, etc. .

 

On y découvre par exemple le dernier poisson d’avril chez Politico : un mail adressé à tous les journalistes annoncant que les prises de poste, le matin, auraient désormais lieu à 5 heures du matin, « histoire de mieux coller aux attentes de l’audience ». Mais dont tous les salariés n’ont pas perçu le second degré. Ambiance, ambiance … .

 

Tous ces sacrifices pour quoi ? Un salaire, évidemment – un jeune journaliste en ligne, aux Etats-Unis, peut gagner 40.000$, écrit Jeremy W. Peters. Mais pas seulement. « La promesse de travailler dans une salle de rédaction qui influence les conversations de toute l’élite de Washington » joue également à plein, poursuit le journaliste du New York Times.

 

> Pour aller plus loin, nous avions rédigé un article intitulé : Journalistes à l’heure du web, comment ça marche ?

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