L’e-learning oui … mais pas encore pour tout le monde share
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L'e-learning oui ... mais pas encore pour tout le monde

17 janvier 2013

En 2010, les organismes dont c’est l’activité principale ont dispensé 757 Millions d’heures de formation auprès de 12,3 millions de stagiaires adultes.

L’e-learning n’en représente qu’un très faible volume car selon la FFFOD, 95% des formations en France sont effectuées en salle du fait d’une posture encore très conservatrice dans son rapport à la formation présentielle.

Le potentiel quantitatif de développement du e-learning est donc très important. Mais est-ce suffisant pour qu’il représente l’avenir de la formation permanente ?

Outre les problèmes liés à certains Organismes Paritaires Collecteurs agréés (OPCA), qui ont pu parfois limiter ou refuser la prise en charge d’une formation en e-learning, et donc en ont limité le développement, la question est de savoir si un transfert peut s’effectuer du présentiel vers le e-learning, où la « masse » des salariés pourrait suivre une formation en e-learning ?  

Selon nos travaux sur les styles et l’auto-apprentissage [1], rien n’est moins sûr ! D’une part, l’e-learning est un terme générique qui ne dit rien de la pédagogie, des contenus et des modalités d’apprentissage utilisés, ensuite, nous savons que les taux d’échec et d’abandons sont plus élevés en e-learning qu’en présentiel.

Pourquoi ? Parce qu’apprendre en e-learning est différent d’apprendre dans une salle en présentiel, et que chaque individu ne dispose pas des compétences ou habilités intrinsèques à sa réussite. Il faudra donc encore du temps pour théoriser des contenus et des pratiques qui correspondent au plus grand nombre d’apprenants.


[1] Jean Frayssinhes. 2012. L’apprenant adulte à l’ère du numérique. Paris : L’harmattan

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