L’imprimante 3D à la conquête de l’espace share
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L'imprimante 3D à la conquête de l'espace

22 octobre 2013

En 2014, la première imprimante 3D fonctionnelle en apesanteur sera envoyée dans l’espace et fabriquera le premier objet jamais créé en dehors de la Terre. Et d’ici 2015, la startup Made in Space installera une deuxième imprimante 3D plus avancée sur la Station spatiale internationale. Pour Steven Kotler de Forbes, cela pourrait ouvrir la voie à un nouveau moment de la conquête de l’Espace. Explications.

Des colonies Terriennes dans l’espace, nous en rêvons depuis un bon siècle maintenant. Et pourtant, ce futur-là tarde à arriver. La raison, selon Steven Kotler ? Tout ce qui est envoyé dans l’espace doit être fabriqué sur Terre. Et à un coût prohibitif (environ 10 000$ par kilogramme) car ce matériel doit supporter le décollage et le fonctionnement dans un environnement hostile, sans gravité.

De quoi décourager le plus génial des inventeurs ? Sans doute un temps. En fait, jusqu’à l’apparition de l’imprimante 3D. Ce procédé de fabrication permet en effet aux objets d’être conçus spécifiquement pour un environnement de microgravité : des structures imprimées en orbite peuvent être beaucoup plus légères et élégantes – pas même assez solides, dans certains cas, pour supporter leur propre poids sur la Terre, et pourtant pleinement fonctionnelles en microgravité : de quoi construire avec un minimum de matériaux des outils immédiatement disponibles pour utilisation. 
 

Avec une imprimante 3D embarquée, les astronautes peuvent construire ce dont ils ont besoin dans l’espace plutôt que d’avoir à les faire venir de la Terre : les pièces de rechange, outils fabriquées sur place réduisent formidablement les coûts et la complexité logistique. 

Résultats : des technologies spatiales déjà matures, tels que les systèmes satellites, pourraient bientôt être révolutionnées par cette innovation. Le fait de pouvoir construire dans l’espace des objets inimaginables sur Terre (y compris à partir de tissus humains) ouvre également de nouvelles voies à la recherche en médecine, biotechnologie, sciences de la vie ou de la matière.

Comme Mike Chen, chef de la stratégie chez Made in Space, l’explique à Forbes, l’initiative libère aussi la voie à un nouveau moment de la conquête spatiale :

« Imaginez être capable de coloniser une planète lointaine en n’apportant rien, sauf une imprimante 3D et de l’équipement minier. Une fois que nous aurons la capacité d’extraire des ressources des astéroïdes, des planètes et des lunes, nous serons en mesure de les utiliser pour créer des structures importantes et complexes qui pourraient soutenir la vie humaine ».

Et en hommage au Do It Yourself et au mouvement des « makers » qui accompagne le développement de l’impression 3D, ce « progrès »-là est bien entendu participatif : puisque les propositions de design faites sur la Terre pourront être envoyées numériquement à la Station spatiale internationale, Made in Space a promis de mettre son imprimante 3D à la disposition du grand public. Si vous avez des idées, n’hésitez pas !

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