La banque en ligne peine à décoller

19 septembre 2013

La banque fait partie de ces services qui pourraient être complètement dématérialisés à l’ère Internet. De nombreuses offres existent sur le marché, mais elles peinent à séduire malgré des tarifs plus compétitifs : c’est ce que révèle une étude ifop commandée par Wincor Nixdorf. 

Seulement 2% de Français se sont laissés séduire par la banque 100% en ligne : c’est ce que révèle le Baromètre IFOP-Wincor Nixdorf « Les Français et la banque », pour qui ce chiffre s’explique par une profonde habitude des Français aux services de leur banque principale (44%), à l’assurance de pouvoir se déplacer en agence en cas de problème (32%) ou à la possibilité de rencontrer son conseiller (31%).

Les Français seraient pourtant plus nombreux à se laisser tenter, à condition que la banque en ligne offre de réelles économies de frais de dossiers (pour 28% des personnes interrogées et jusqu’à 49% chez les CSP+). Autres arguments de poids : qu’elles soient partenaires avec des banques classiques (17%) ou qu’elles mettent en place des offres clairement attractives pour les placements financiers (16%)… ce qui est généralement déjà le cas.

Au final, ce que révèle l’étude, c’est surtout un véritable paradoxe de la banque : les français y sont très fidèles (plus d’un sur deux n’en a pas changé depuis plus de 20 ans !) mais deux sur trois rêvent d’en changer prochainement. Ils affirment leur attachement à leur agence et au fait de disposer d’un conseiller de proximité, mais désertent globalement les agences (seuls 7% s’y rendent chaque semaine : la fréquence moyenne serait plutôt entre une fois par mois et deux fois par an). 

Autrement dit, les services en ligne ont de nombreux atouts pour augmenter la satisfaction des clients envers leur banque, mais la dématérialisation totale fait face à une résistance finalement assez psychologique. 

Pour découvrir toutes les données de l’étude, c’est par ici.

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