La boîte mail : où l’attention vient pour mourir share
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La boîte mail : où l'attention vient pour mourir

16 juin 2015
Mails partout, répit nulle part ? FastCoDesign s’intéresse à la contagion assez mal vécue de nos messageries et à notre étrange dépendance aux boîtes mails.

Comment un journaliste tech hyper-connecté peut-il en venir à supprimer volontairement son adresse mail ? Mat Hanon, journaliste pour Buzzfeed, a simplement voulu échapper à sa boîte mail. Avec plus de 107 milliards de mails échangés chaque année dans le monde, il est loin d’être le seul concerné par la surcharge informationnelle.

Comment en est-on arrivé là ? En voulant « faire faire à l’email absolument tout » selon Don Horman, expert en design d’interaction et auteur du mythique The Design of Everyday Things.

Notre cerveau est pourtant neuro-chimiquement programmé à rester accro à ces échanges polymorphes et insensés, explique le psychologue Larry Rosen. Il assimile ainsi la trouvaille d’information dans la masse à une récompense qui stimule la dopamine :

« Sur une balance, l’email représente 10% de plaisir et 90 % de FOMO (Fear Of Missing Out)»

Mécanisme sans fin et proprement humain, le problème qu’il pose se résout en fait sur le terrain philosophique selon John Pavlus : trier ses mails ou leur accorder tel degré d’importance procède d’un choix existentiel. Ou en d’autres mots, « Qu’est-ce qui compte vraiment ? ». Autant de questions à se poser lorsque vous recevrez la 24e relance de votre patron…

Plus d’informations avec l’article de Fast CoDesign.

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