La culture des gamers, enfin reconnue par les institutions culturelles ? share
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La culture des gamers, enfin reconnue par les institutions culturelles ?

20 mai 2014

Longtemps tenus pour responsables de la violence chez les jeunes ou assimilés de façon péjorative aux seuls « geeks », les jeux vidéo sont aujourd’hui invités dans les plus grands musées et les publications les plus prestigieuses, explique un article du Huffington Post. La preuve d’une véritable reconnaissance de cet univers ?

Alors que l’histoire des jeux vidéo remonte aux années 1970, il aura fallu attendre 2002 pour qu’un grand musée consacre une exposition à ce pan de « mémoire collective » et de la culture populaire. Avec un demi-million de visiteurs en cinq mois, l’exposition londonienne Game On a ainsi ouvert la voie à de nombreuses institutions culturelles, multipliant les expositions au sujet des jeux vidéo. Game Story au Grand Palais (57 000 visiteurs) en 2011 et Jeu Vidéo L’EXPO à la Cité des Sciences plus récemment attestent de cet engouement international pour une culture unique et posent les bases d’une reconnaissance des jeux vidéo comme industrie culturelle à part entière.

Outre Atlantique, Paola Antonelli, directrice du département Architecture et Design du Museum of Modern Art (MoMa) affirme même qu’ils constituent une forme d’art.  Depuis 2012, le MoMA acquiert le code source aussi bien que les sources d’inspiration du jeu qu’il expose. Il tend ainsi à mettre en perspective ce patrimoine avec les influences culturelles qu’il nourrit par la suite.

Un aveu de reconnaissance qui ne doit pas pour autant être pris pour acquis, à en croire l’association MO5 en France, qui milite pour la création d’une « Cinémathèque du jeu vidéo », ayant pour mission de « répertorier, conserver, et valoriser les traces foisonnantes d’une production artistique et culturelle populaire », explique l’article du Huffington Post. Et si la France s’engage déjà à soutenir financièrement cette nouvelle industrie culturelle, les efforts sont à poursuivre dans la promotion d’une image plus positive de cette culture encore perçue comme marginale par les grandes institutions.

Pour en savoir plus, l’article du Huffington Post, c’est par ici.

 

 

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