La France déteste-t-elle l'innovation ?

28 février 2014

« Tout le monde veut innover, mais personne n’aime l’innovation », c’est ce qu’affirme Jean Béhue, docteur en Humanités et Sciences Sociales dans une tribune publiée dans le Cercle des échos. 

Pour l’auteur, « c‘est une réalité qui échappe le plus souvent aux rapports sur papier glacé (…) : personne n’aime les innovateurs. » Mais qui sont-ils pour mériter pareil désamour ? Des « porteurs de renouveau », des « explorateurs » d’inconnus dont la perspicacité n’a d’égale que la terreur qu’ils inspirent à la société.

James Watson, qui a obtenu le prix Nobel de médecine en 1962 avec Francis Crick déclarait ainsi à propos de son collègue de recherche et innovateur qu’il « engendrait une terreur inexprimée mais réelle, surtout parmi ceux de ses contemporains qui avaient encore besoin d’affermir leur réputation », rapporte l’article.

Ce n’est pourtant pas par jalousie ou orgueil que l’on détesterait ces figures intellectuelles particulières. Ce serait surtout la faute de l’intransigeance caractéristique de ces pourfendeurs de l’ordre établi qui les isolerait de la société. Une conclusion de l’auteur qui amène à penser que l’innovation ne peut trouver sa place qu’au sein d’espaces où l’exigence intellectuelle se rapproche d’une forme d’esprit révolutionnaire.

Grossir encore le trait reviendrait à envisager l’innovateur comme un « génie incompris » au milieu d’une société pas assez alerte. Or, ce serait faire de l’innovation un idéal inatteignable et oublier qu’elle se nourrit justement de la réconciliation entre l’idée de l’un et l’usage des autres, et non nécessairement de leur conflit.

Pour lire l’intégralité de la tribune, c’est ici.

 

 

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