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La France numérique : les bons points de la Commission européenne

25 février 2015

L’Europe du numérique est-elle pour aujourd’hui ? L’ambition : établir un marché unique numérique. Une complémentarité à trouver avec le programme FrenchTech qui permet à la France de se positionner durablement sur la scène internationale. L’indice relatif à l’économie et à la société numérique, créé cette année par la Commission européenne, cherche ainsi à évaluer les disparités. Publié pour la première fois aujourd’hui, il classe la France à la 14e place des Etats membres.

Deux satisfecits majeurs : l’appropriation par les Français des compétences numériques et la modernisation de l’Etat et de ses services publics

80%. C’est le taux d’utilisateurs Français d’Internet ayant acquis des compétences numériques de base. Au-delà, le nombre de spécialistes du numérique, de diplômés en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques au sein de la population des diplômés est supérieur à la moyenne européenne (22 pour 1000 chez les 20-29 ans contre 17 pour 1000 dans l’UE). Le gouvernement français entend accélérer avec le développement des compétences numériques en intégrant progressivement l’apprentissage du code au sein des programmes scolaires.

En avance par rapport au reste des Etats membres,la Commission salue également le développement des services publics en ligne tout autant que la démarche open data française qui contribuent à placer la France en 8e position du classement. Les usages de ces services sont en nette augmentation depuis 2014 (de 38 à 52%). Et la dynamique de modernisation et de simplification ne fait que s’amplifier.

Les pistes d’amélioration : haut débit et déploiement du numérique au sein des entreprises

Si le haut débit est accessible à l’ensemble des ménages, la Commission met le doigt sur le retard accumulé concernant le développement des infrastructures de réseaux – et particulièrement du très haut débit et des réseaux d’accès de nouvelle génération (NGA). Mais c’est pour tenter d’inverser la tendance que la France s’est dotée depuis 2012 d’une Mission Très Haut Débit avec l’ambition de couvrir l’ensemble du territoire d’ici à 2022.

Enfin, comme nous vous le rappelions en septembre dernier, si les citoyens français sont plus connectés que leurs homologues européens, paradoxalement les entreprises françaises sont globalement en retard lorsqu’il s’agit de leur transformation numérique. Les investissements devront être priorisés sur les PME et TPE, qui accusent un retard de développement sur la vente en ligne et à l’étranger.

Un indice qui permet de réaffirmer le besoin de maintenir le cap sur le numérique !

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