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La France parmi les leaders européens des e-gouvernements

5 septembre 2014

C’est officiel : la France fait partie des cinq premiers e-gouvernements du monde. Ce tout récent classement de l’ONU, évoqué dans un article de Rue89 daté du 3 septembre dernier, vient couronner les efforts déployés par l’administration française en termes d’open data et de services publics en ligne. Vers une démocratie citoyenne et connectée ?

Devancée par la Corée du sud, l’Australie et Singapour, La France brigue ainsi la 4e place du classement devant les Pays-Bas. Si le rapport de 284 pages de l’ONU ne fait mention ni du Vine de l’Elysée, ni de son Tumblr pour justifier son accès au 4e rang mondial, il détaille néanmoins trois principaux critères étudiés dans lesquels la France s’est distinguée : les services publics en ligne, les infrastructures de télécommunication et le capital humain.

Une amélioration notable de la qualité des services publics en ligne tout comme des sites gouvernementaux, ainsi que l’encouragement de la consultation citoyenne pour faire évoluer les politiques et les services publics en ligne sont ainsi mentionnés par l’ONU pour justifier cette place. Le site service-public.fr fait ainsi figure de référence en la matière, considéré comme propice à l’animation du débat public et à la diffusion d’informations citoyennes.

Un travail en profondeur d’ouverture des données publiques

Et ce sont les efforts en matière d’open data qui sont les plus salués. En la matière, l’unité spécifiquement dédiée à l’ouverture des données publiques, Etalab, est saluée par l’ONU.

L’engouement pour la diffusion des données publiques semble particulièrement fort de la part d’institutions telles que les métropoles par exemple ou encore le Ministère de l’Intérieur, qui diffuse notamment des informations concernant les accidents corporels de la circulation routière. Un effort à poursuivre donc, pour dynamiser l’espace public et stimuler une démocratie participative.

Si le résultat de la France peut être remarqué, il subsiste quelques difficultés auxquelles le gouvernement devra faire face. Le débat reste en effet encore assez limité auprès du grand public et la capacité d’action des e-citoyens demeure assez réduite par rapport à la quantité d’informations délivrées par les institutions publiques. Une certaine inertie se fait aussi sentir face aux droits d’accès à des documents administratifs, ainsi que sur les formats de partage choisis par les administrations. De fait, ils sont régulièrement difficilement exploitables par les internautes-citoyens. Un chantier sur lequel s’attelle énergiquement Etalab.

Pour en savoir plus et lire l’intégralité de l’article de Rue89, c’est ici.

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