La France, une nation de startups ?

3 février 2014

Lorsqu’un média anglo-saxon met de côté le french-bashing et chante les louanges de notre tissu entrepreneurial, cela mérite d’être souligné. Et nos plus fins observateurs de l’économie numérique, comme Gilles Babinet, ne s’en sont pas privés. « La France a le potentiel de devenir une startup-nation », écrit Techcrunch en référence au remarquable développement de la filière numérique israélienne. Et voici pourquoi.

Il se passe des choses dans l’écosystème numérique parisien

Citant l’accélérateur thefamily ou encore l’incontournable conférence LeWeb, Romain Dillet rappelle que les entrepreneurs français sont à l’origine de nombre d’étonnants projets et que le pays compte plusieurs écoles parmi les meilleures du monde.

Reconnaissant une « aversion du risque historique » chez nos compatriotes, il cite des événements comme la FailCon, le rendez-vous de partage autour de l’échec entrepreneurial, pour montrer que les choses sont en train de changer.

En France le numérique est désormais mainstream

« Les startups deviennent un élément culturel grand public », ajoute-t-il, montrant que leurs prouesses sont désormais couvertes par les grands quotidiens économiques nationaux. L’auteur note cependant que les entrepreneurs français gagneraient à être davantage connectés aux journalistes et blogueurs techno, en France, mais aussi à l’international. Une façon d’y arriver : traduire systématiquement son site web et toutes ses communications en anglais.

Les startups intéressent désormais un large public, note-t-il encore en mobilisant une étude qui révèle que près d’un tiers des Français envisagent de créer ou de reprendre un jour une entreprise. Une autre étude réalisée par OpinionWay pour Microsoft autorise même encore davantage d’optimisme : le numérique attire professionnellement 67% des jeunes et 47% de ceux issus des quartiers défavorisés déclarent vouloir créer des entreprises dans le domaine.

Alors, qu’est-ce qu’on attend pour devenir une « startup nation » ?

Finalement, la seule chose qui semble manquer à l’écosystème français selon Techcrunch, c’est un marché d’acquisition de startups prometteuses – car le pays compte peu de grandes entreprises du numérique capables de séduire les jeunes pousses. On y manque également de gros investisseurs – mais il existe tout de même de bons interlocuteurs, relativise l’auteur.

Sa conclusion ? Il ne manque rien à la France pour devenir une « startup nation », hormis du travail et de la patience :

« À bien des égards, la France est maintenant un peu comme la scène des startups new-yorkaises il y a quelques années. Des gens jeunes et passionnés tentent de créer un écosystème cohérent. C’est un moment excitant – [il est temps d’en] faire partie ».

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