La mort du mot-dièse

10 juin 2013

Juste après avoir réussi son entrée dans la Francophonie en se faisant rebaptiser mot-dièse, le hashtag vit-il ses dernières heures ? C’est l’hypothèse faite par les Inrocks, qui remarquent que la légitimité du petit lien thématique dans nos tweets n’a jamais été autant contestée. Pour preuve, le fait que certains médias comme le prestigieux New York Times a cessé de les utiliser.

Pourquoi ce désaveu ? Daniel Victor, spécialiste des médias sociaux au New York Times donne deux arguments aux Inrocks. Tout d’abord, l’efficacité du hashtag est discutable : les mot-dièse les plus courus agrègent tellement de tweets qu’ils paraissent bien inefficaces pour trier les informations sur Twitter. D’autres, trop passe-partout, agrègent d’ailleurs des informations sans lien entre elles au hasard des homographes des différentes langues. Et puis, qui utilise réellement la recherche par mot-dièse, demande le spécialiste un brin provocateur ?

Daniel Victor argue ensuite d’un problème esthétique, les liens colorés rendant les tweets plus difficiles à lire et donc moins partagés. 

Mais l’argument ultime des Inrocks est dévoilé à la fin : à présent qu’il a migré sur Instagram et s’apprête à envahir Facebook, le hashtag serait en voie de ringardisation, victime de son succès : 

« On ne le retrouve plus seulement sur notre timeline, mais également sur l’écran de notre télévision. Il a envahi notre quotidien, il est entré dans le dictionnaire et dans la pop culture avec le clip de Robin Thicke, il est utilisé par tous. Et comme le dicte la loi sur Internet – ainsi que la théorie du hipster qui exige de détester ce que tout le monde aime -, à partir de l’instant où le plus grand nombre s’en est emparé, le mépris, la lassitude, le désintérêt et enfin l’oubli total, suivront immanquablement ».

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