La question culturelle est essentielle

28 octobre 2011

Bien sûr que la médecine de demain est déjà là ! Participer à des journées type CATEL 2011, discuter avec des spécialistes de certains CHU ou visiter d’authentiques laboratoires est réjouissant.

Des responsables, des politiques, des spécialistes agissent comme agents de développement de l’e-santé dans un bain 2.0, avec des avancées dans le 3.0. La création par exemple du « Cluster TIC Santé Aquitaine » regroupant industriels, professionnels et financeurs privés et publics est une marque territoriale de bon aloi. Bref la machine de la santé de demain est prête.

Néanmoins sur le terrain ce n’est pas si simple. Combien de médecins sont encore étonnés que leurs « patients » viennent les consulter pour confirmation de leur malheur déjà « diagnostiqué » sur des sites offrant réponses précises et médications. Ils se sont déplacés dans le cabinet du médecin par acquis de conscience et …pour  les remboursements via la sécurité sociale. Les malades ont, ici, anticipé en quelque sorte la médecine à distance !

Concernant toutes les possibilités en cours pour le demain de la médecine, comme dans l’éducation ou l’administration, la question culturelle est essentielle. Comment faire confiance … à distance, alors que les soins en présenciel sont rassurants ? Comment accepter des robots traitant malades et personnes âgées alors que notre approche judéo-chrétienne « élimine » la représentation humaine d’objets. Nous ne sommes pas en culture japonaise.

Cette médecine de demain, déjà présente, implique un effort d’accompagnement. Tout système qui oblige au changement est porteur de nouveaux équilibres, de nouveaux pouvoirs, de nouvelles responsabilités. Appliquées au corps et à la maladie les possibilités du tactile et du sans contact numérique mérite de prendre du temps de formation, de formulation, d’explication, donc de pédagogie. Ce travail d’accompagnement est valable tant chez les professeurs, médecins  que chez les instances professionnelles type « Ordre des médecins » et bien sûr les malades.

Intégrer la médecine de demain, c’est investir dans une civilisation numérique qui touche tous les pans de nos vies. La technique est bien au service des citoyens. 
 

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email