La TV connectée : un vrai faux débat ?

4 mars 2013

La télévision et Internet n’ont jamais vraiment fait bon ménage. L’un est un media qui broadcaste du contenu venu d’ailleurs, l’autre est un alphabet qui permet aux humains des créations collectives. Et si la télé est aujourd’hui connectée à internet, c’est parce que ce dernier s’est construit à partir d’une économie efficace de mutualisation de la bande passante, l’opposé de cette bêtise qui se nomme la TNT. La télé a prélevé au passage une dime bien grasse au travers du A de ADSL (Asymétrique) qui nous empêche d’avoir du débit upload correct. Vive la fibre, rien que pour ça.

Seulement voilà bien le problème : le temps passé sur Internet semble de plus en plus provenir de la télé. Vexée, la TV décide de se connecter. Qu’est-ce concrètement ? Un poste de télé qui a une prise ethernet, et qui devient un portail de services. Ou comment revisiter un vieux fantasme : le « walled garden » que les ISP ont testé, et qui s’est révélé être une fausse bonne idée, parce que Internet est un réseau neutre, et c’est l’Internaute qui choisit lui-même ses programmes, et devient consom’acteur, et puis co-créateur. Un modèle à l’opposé de celui de la télévision.

Alors, puisque l’écran principal veut reprendre la main, comment l’internaute se défend-il ? Très simplement : grâce au deuxième écran.  Ainsi, il remet la télé au pas : en choisissant un complément à son programme, il montre son autonomie, et sa liberté de création. Les fournisseurs de contenu l’ont parfaitement compris, et de plus en plus s’intéressent à ce deuxième écran. Le cross media, et le trans-media ont de beaux jours devant eux. Et la télé connectée, parce qu’elle n’a qu’une faible valeur d’usage, ne restera qu’un élément de l’écosystème.

 

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email