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Le Cloud piano, ou comment convertir le mouvement des nuages en mélodie

1 septembre 2014

A partir du 19 septembre et tout au long du mois d’octobre, les visiteurs de l’Assaut de la Menuiserie, une galerie d’art contemporain basée à Saint-Etienne, pourront découvrir une œuvre conceptuelle, inédite et poétique de David Bowen : le piano des nuages. Ce dernier convertit d’une façon étonnante le défilement des nuages en mélodie, jouée directement sur un piano à queue. Une initiative relayée par Psfk.

David Bowen est un habitué des installations atypiques, qu’il définit lui-même comme œuvres « cinétiques, robotiques et interactives ». De fait, l’artiste s’est positionné sur un créneau très particulier : celui de la retranscription de mouvements issus d’un environnement naturel en sons. Le Cloud piano sera ainsi présenté conjointement à une autre création, le Fly Revolver, un revolver qui, comme son nom serait presque censé l’indiquer, suit des mouvements dépendant de la trajectoire de mouches retenues en captivité dans une sphère en acrylique. Ce n’est que lorsqu’une mouche se trouve isolée par rapport à ses congénères qu’un tir se produit, répondant ainsi à une logique aléatoire.

Jouer au rythme des nuages, un processus technique

A l’aide d’une caméra orientée vers le ciel, le défilement des nuages est enregistré et retranscrit en temps réel sur un écran reproduisant les différentes touches d’un piano. 

Le programme informatique créé par David Bowen permet en effet de diviser l’image capturée en 88 parties différentes, chacune correspondant à une touche de l’instrument. Le passage d’un nuage sur l’une des touches virtuelles actionne alors une pression de bras métalliques sur les véritables touches du piano, donnant l’impression que ces dernières sont pressées par les nuages eux-mêmes. Le son est maintenu tant que la forme mouvante du nuage est de passage sur une touche.

Un résultat à la sonorité surprenante

La combinaison de ces différents outils, outre le fait d’assurer un lien entre deux éléments pour le moins éloignés, a pour mérite de créer une mélodie aux accords inattendus et à la rythmique imprévisible. Le son final dépend à la fois de la nature des touches sur lesquelles l’image des nuages est reproduite, de la vitesse à laquelle ils évoluent et donc du temps passé sur la touche concernée, mais aussi de leur forme. Plus les nuages seront imposants, plus ils occuperont de l’espace sur l’écran, et donc de touches.

Cette œuvre, réalisée en collaboration avec l’Université du Minnesota, constitue un nouvel exemple au sein des programmeurs-artistes, qui met en exergue l’utilisation toujours plus forte des nouvelles technologies au sein de la sphère artistique.

On vous laisse écouter le son des nuages dans la vidéo ci-dessous.

 Pour en savoir plus, c’est ici.

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