L'e-learning, entre élitisme et low-cost

17 janvier 2013

Déjà, l’équation école et Internet est pour le moins difficile. Pour certains enseignants, Internet n’est qu’un outil à ranger au même niveau, justement, que l’e-learning. Pour d’autres, Internet est un nouvel alphabet qui autorise de nouvelles formes de créations collectives, ce qui offre la possibilité de nouvelles méthodes pédagogiques.

L’e-learning, qui est né avant Internet, se trouve impacté, surtout par tout ce qui concerne le « 2.0 », qui est l’art de faire communiquer les personnes entre elles pour générer de la valeur collective. Le contenu externe devient un prétexte et le contenu généré est la motivation.

Néanmoins, rien ne remplace un bon enseignant. La formation de haut niveau nécessite des professeurs de grande qualité et des interactions proches. Cette présence physique du pédagogue a un coût ; l’abondance d’élèves ou l’éloignement géographique, sont autant de raisons qui conduisent à une perte de contact avec le professeur, donc à un affaiblissement de la pédagogie. Elle risque donc de se trouver confinée à la formation des élites. L’e-learning, et son dernier avatar, les MOOC, sont des solutions intéressantes qui présentent l’avantage d’offrir de l’apprentissage à très grand nombre et à bas coût. Ce sont des solutions « low-cost », qui assurent la quantité mais permettent difficilement cette proximité. 

La complémentarité entre ces deux approches devient le sujet. De même que le monde de la distribution a développé le concept de cross-canal, le monde de l’apprentissage commence à explorer cette voie du « blended learning », qui permet de combler le gap entre la formation élitiste et le pur low-cost.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email