Le grand chambardement des métiers

4 juin 2014

Demain, je serais ageekulteur, monnéitarien et jeurontologue ! Le numérique, le vieillissement de la population, les contraintes environnementales revisitent tous les métiers. 

« 65 % des collégiens exerceront un métier qui n’existe pas aujourd’hui. »

Cette statistique décoiffe en obligeant à faire preuve de créativité pour repenser tant les cursus scolaires et les systèmes de formation que la gestion prévisionnelle des emplois. Vu qu’on ne connaît pas les métiers de demain, la solution pour ne pas subir cet imprévisible est de les inventer. Cette piste a l’avantage d’ouvrir l’horizon et de fournir aux plus jeunes des perspectives plus souriantes en matière d’emploi. On bascule ainsi du discours plombant type :

« Demain, les robots vont nous voler les boulots et nous serons tous au chômage ! »

…à quelque chose de bien plus positif :

« Demain, j’exercerai le ou les métiers que j’imaginerai. »

Le grand chambardement des métiers est tout d’abord provoqué par la fée numérique. À l’instar de la fée électrique d’hier, elle revisite tous les métiers. Il est difficile d’en trouver un qui sera épargné (j’offre Un Dico des métiers de demain au lecteur qui en trouve un). Et parfois, ils le seront tant qu’un nouveau métier apparaîtra. Par exemple, demain, l’exploitant agricole contrôlera ses machines à distance et pratiquera de l’analyse de données pour effectuer ses plantations. On parlera alors d’ageekulteur et non plus d’agriculteur !  

Le numérique ne se limite pas à l’introduction de nouveaux outils. Il constitue une nouvelle richesse et change les manières de penser et de faire. De nombreux métiers exploitant les banques de données numériques ou liés à l’émergence de la consommation collaborative vont apparaître. On pourra alors avoir des prédicticiens ou experts utilisant les algorithmes et l’analyse sémantique pour prévoir les événements. Dans des secteurs traditionnels comme la banque, cette numérisation va provoquer la création de métiers liés à la finance participative et aux monnaies complémentaires. 

D’autres facteurs vont contribuer à l’évolution des métiers. En haut de la pile, il y a la nécessité de sauver la planète et le vieillissement de la population. On aura sans doute demain des créateurs de jeux d’entretien cérébral pour seniors et des spécialistes de la récupération des énergies humaines. 

La recherche et les évolutions des technologies vont elles aussi nécessiter des nouveaux professionnels. Si les imprimantes 3D se généralisent, les modes de production d’objets vont changer. D’autres métiers vont alors apparaître. 

Si le futur des métiers se dessine de manière impressionniste, il reste néanmoins imprévisible, car éminemment lié à un élément subjectif qui est l’acceptation sociétale des évolutions. Une technologie aussi performante soit-elle va peut-être mettre des dizaines d’années pour s’imposer.

> Lire : Data-diététicien, voisinetteur… et 18 autres métiers pour demain 

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