Le New York Times compte sur ses lecteurs pour identifier les publicités dans ses archives share
back to to

Le New York Times compte sur ses lecteurs pour identifier les publicités dans ses archives

20 octobre 2014

Le New York Times a lancé la semaine dernière une plate-forme de crowdsourcing pour identifier les encarts publicitaires publiés dans ses éditions passées. Explications grâce à Advertising Age qui nous rapporte cette information.

À travers son outil « Madison », les internautes sont invités à identifier, tagger, ou encore retranscrire les publicités qui leur sont proposées sur leur écran.

 

Capture d’écran de la plate-forme Madison.

Les publicités, révélateurs des mœurs sociales d’une époque

Si la numérisation des archives du NYT a avant tout porté sur les articles (« Time Machine » permet déjà d’explorer les archives du journal, de son premier numéro en 1851 jusqu’à 1980), les publicités ne sont pas moins importantes à archiver, à en croire Alexis Lloyd, directeur de création au laboratoire de recherche et développement du New York Times :

« L’actualité et les articles de presse nous donnent un point de vue sur notre passé, mais les annonces et publicités présentes à côté des articles apportent une vue différente, une contextualisation culturelle des événements. Tour à tour fascinantes, drôles, ou poignantes, elles apportent un supplément d’information sur cette période (…) et sont un véritable révélateur des mœurs sociales, des changements technologiques, et bien d’autres choses encore ». 

À la différence des articles de presse, les publicités sont plus complexes à analyser pour les algorithmes : textes aux polices plus élaborées que dans les articles, mises en page complexse avec des images. C’est donc à partir de ce constat que l’idée de créer une plate-forme de crowdsourcing est apparue, car seule une analyse humaine peut efficacement identifier et retranscrire ces textes.

Pour l’instant, l’analyse des publicités est limitée à celles publiées dans les années 1960. Une fois que suffisamment de données auront été récoltées, d’autres décennies seront mises à disposition pour analyse, et les données déjà traitées seront également ouvertes au public. Alexis Llyod espère d’ailleurs qu’elles seront une source supplémentaire pour les historiens ou même les publicitaires : « Les marques sont très intéressées par leur propre histoire ».

Pour en savoir plus, rendez-vous sur Advertising Age, et pour participer directement à ce projet, c’est ici.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email