Les QR codes, une fausse bonne idée ?

18 mai 2012

Au départ, les codes QR passaient pour une bonne idée marketing : les petits codes 2D à scanner proposaient une façon originale de faire le lien entre les objets physiques de notre quotidien et l’espace numérique.

Oui, mais voilà : selon Mashable, les spécialistes se montrent de plus en plus sceptiques quant à leur utilité réelle. Entre 5% et 24% des américains seulement, selon le degré d’optimisme de l’étude, aurait adopté les codes QR – soit un succès oscillant entre le quasi nul et le relativement faible. Pour Dan Wilkerson, auteur de l’article, il y a au moins cinq raisons à cet échec : 

1. La faible pertinence des contenus attachés : 90% du temps, les codes QR livrent un lien vers un site qui n’est pas optimisé pour la lecture sur mobile.

2. L’ignorance des consommateurs : une étude a montré que près de 80% des meilleurs étudiants américains ne savent pas comment scanner un code QR. « Les marketers sont tellement enthousiasmés par le potentiel et intrigués par le concept des QR codes, qu’ils ont totalement oublié que les consommateurs ne sont pas eux-mêmes des marketers », peut-on lire sur Mashable. Une solution : se résigner à intégrer un mini-mode d’emploi à côté du code QR. 

3. La lourdeur du processus de scan : pour les consommateurs, une recherche sur Google est souvent plus rapide que le temps nécessaire à ouvrir et à utiliser l’application de scan dédiée aux QR codes (à supposer qu’ils l’aient déjà téléchargée au préalable).

4. L’emplacement : on trouve vraiment des codes QR sur tout et n’importe quoi. Mais tous les emplacements ne se valent pas pour les accueillir. Un exemple ? Ceux qu’on trouve dans des pièces jointes d’e-mails, ou directement sur des sites internet… et qui n’ont que le mérite de nous rappeler l’utilité du bon vieux lien hypertexte. Un blog, WTF QR CODE, recense ainsi les usages les plus incongrus des QR codes, pour s’en moquer. 

5. L’esthétique des codes QR, impossibles à discerner parfois des codes à usage industriel, même s’ils peuvent être rendus plus attirants par un design plus personnalisé. 

Bien entendu, il existe des techniques pour atténuer les défauts de ces logos mal-aimés. L’article prodigue quelques conseils, et au vu de toutes ces limites, il conseille avant tout aux entreprises de bien réfléchir à leur façon de les utiliser.

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