L'échec, éclairant compagnon de route

6 novembre 2012

Les meilleurs antidotes à l’échec sont l’audace et la créativité, car bien plus qu’une sage prudence elles peuvent nous permettre de « dépasser notre horizon ». Dans une lettre adressée en 1939 à Anaïs Nin, Henry Miller écrivait « Tandis que nous demeurons dans le ventre de la baleine, notant les variations de température, relevant et dressant la carte du dynamisme interne, la baleine elle même plonge dans les profondeurs. Nous devons laisser tomber le stylo pour devenir la baleine elle-même. L’expérience véritable se trouve au delà, dans les eaux profondes où nage la baleine ».

Cette image est d’autant plus parlante aujourd’hui qu’elle illustre parfaitement notre monde devenu « liquide » sous les effets de la révolution numérique. Le flux, la complexité et l’impermanence constituent les nouveaux environnements instables dont nous ne maîtrisons plus les contours.

Par les possibilités nouvelles qu’elles permettent, les nouvelles technologies nous « condamnent », pour reprendre le mot de Michel Serres, à libérer notre créativité. Entreprendre et innover sont des puissants moteurs de vie qui nous poussent à avancer au devant de nous mêmes. Dans le nouveau contexte du monde liquide, l’échec et le succès sont des expériences qui ponctuent le processus d’essai erreur darwinien que le numérique a considérablement amplifié. Pour affronter les nouveaux défis, faisons donc de l’échec un sage conseiller et un éclairant compagnon de route.

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