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Les algorithmes font-il de meilleurs recruteurs que nous ?

29 avril 2014

Et si votre employeur vous sélectionnait en suivant l’avis d’un algorithme ? Il aurait jusqu’à 25% de chance en plus de faire le bon choix qu’en se fiant à son intuition, selon une étude de l’Harvard Business Review. Alors, les algorithmes seront-ils demain le meilleur garant d’un bon recrutement ? 

Intuition contre équation : la fiabilité viendrait de la seconde 

Vous connaissez les besoins internes de votre entreprise. Vous savez les compétences que vous recherchez. Enfin, vous connaissez le parcourt de votre postulant… et pourtant votre choix sera forcément moins efficace qu’un algorithme, estime Brian S. Connelly de l’Université de Toronto. L’assertion se présente ainsi : « Si vous traitez uniquement les données du postulant et que vous appliquez les critères de sélection les plus objectifs, vous aurez probablement un meilleur recrutement. »

Si les compagnies imposent en effet un certain nombre de critères de recrutement, les humains les contournent souvent en se fiant à leur intuition. Une erreur de jugement ?

L’étude, menée sur 17 dossiers d’évaluation de postulants montre ainsi qu’une équation surpasse les décisions humaines d’au moins 25%. Les recruteurs avaient pourtant plus d’informations sur les postulants que l’algorithme.

Cet écart viendrait des facteurs humains qui viennent interférer dans la prise de décision finale. Les humains prendraient en compte dans leur évaluation des remarques sur des sujets connexes ou seraient distraits.

L’intelligence émotionnelle, un critère qui reste essentiel pour les recruteurs

Il va sans dire qu’une sélection par les machines génère beaucoup de résistances :

« 85% à 97% des professionnels comptent, en effet, sur leur intuition humaine ou sur leur capacité à synthétiser les informations pour sélectionner », précise l’Harvard Business Review.

La plupart des managers pensent ainsi qu’ils prendront une meilleure décision en pondérant les résultats avec des données plus subjectives, plutôt qu’en suivant « à la lettre » la loi des algorithmes.

Cette étude pose en effet une question : une sélection par les machines peut certes évaluer les compétences lors d’un recrutement, à l’image de certains jeux vidéo déjà en vogue, mais qu’en est-il pour le comportement ou l’intelligence émotionnelle de l’individu ? L’empathie d’une personne, sa compatibilité de caractère ou d’affinités avec les autres membres de l’équipe reste un paramètre essentiel lorsqu’il s’agit de faire travailler plusieurs personnes sur un même projet.

Pour en savoir plus, c’est ici.

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