Les applications, au service de l’espionnage dans le couple share
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Les applications, au service de l’espionnage dans le couple

29 décembre 2014

Nul besoin de partager ses mots de passe avec son conjoint pour être victime de surveillance. Un nombre croissant d’applications et de logiciels espions, parfois indétectables, existe désormais sur le marché pour suivre les faits et gestes d’autrui, et débusquer d’éventuels écarts. Le recours à de tels programmes atteindrait des « proportions épidémiques », note un article de The Independent

41% des auteurs de maltraitances auraient installé des applications et logiciels de surveillance sur les téléphones mobiles de leur conjoint, sans leur consentement. Tel est le chiffre révélé par Women’s Aid, organisme de lutte contre la violence domestique. A cet égard, Polly Neate, directrice de l’association, estime que le recours à de tels programmes destinés à traquer l’activité d’autrui ne pourra que croître dans les prochaines années.

Les principales pratiques incriminées recouvrent un large panel d’outils, de la localisation par GPS à outrance aux enregistrements d’appels, en passant par la lecture de messages à distance et l’accès aux répertoires personnels. Ainsi, mSpy permet-elle d’accéder aux contacts, aux messages et à l’historique de la personne surveillée pour 40$ par mois, son consentement devant être obtenu au préalable. FlexiSpy propose quant à elle de conduire des appels espions, en activant à distance le microphone du smartphone infiltré.

Véritables outils à l’encontre de la vie privée, ces dispositifs profitent d’un vide juridique pour prospérer. Un vide destiné à être comblé ? 

Plus d’informations avec l’article de The Independent

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