Les Big Data où l’âge de l’intelligence artificielle share
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Les Big Data où l'âge de l'intelligence artificielle

13 septembre 2013

Les Big Data, cela pourrait ressembler à une nouvelle ruée vers l’or. D’ailleurs, la sémantique est minière . Plus on en a, plus on serait fort et puissant. Il y a du vrai là-dedans, mais aussi beaucoup de mousse. Et si l’analogie est juste, on se souviendra qu’en de telles circonstances, seuls les marchands de pelle s’enrichissent. Or, ils sont quelques uns, puissants et bruyants sur le sujet. 

Dans le fonds, de quoi parle-t’on ? Il ne s’agit rien moins que d’une élévation de la capacité à collecter et traiter des masses de données. Aussi vertigineux que soient les chiffres, ce n’est qu’un palier de plus dans l’échelle de l’infobésité. Depuis que l’informatique existe, la capacité de stockage et la puissance de calcul impressionne et exprime du pouvoir. J’aurai presque tendance à dire que c’est un mot jeune pour un phénomène ancien.

Ce qui est sans doute nouveau, c’est notre relative passivité à voir de grands trusts s’accaparer des masses de données, y compris de données personnelles, sans que cela n’émeuve plus que cela. Ce que je pense, c’est que l’accumulation n’est pas néfaste en elle-même. C’est l’exploitation qui me semble le point important.

Ce qui est vraiment troublant dans les Big Datas, c’est que nous ne savons pas très bien comment les machines qui exploitent les données « décident ». La vraie rupture des Big Datas n’est pas dans les données, mais dans le fait que certains systèmes relèvent tellement de l’intelligence artificielle que leur « raisonnement » nous échappe. Nous ne savons pas reproduire leur jugement. D’où quelques craintes qui montent sur les décisions que nous prendrons alors et les conséquences qu’elles auront. Cette intelligence va-t’elle nous asservir ? Comment garder le contrôle ?

En fait, les Big Datas, c’est une nouvelle sorte de robotique. C’est à l’aval qu’il faut voir l’enjeu, dans tous les produits ou services qui seront motorisés par les Big Datas. De fait, grand public, startups, PME ou grandes entreprises peuvent s’en servir, comme cela se passe déjà avec l’opendata, mais il y aura des maîtres et des esclaves. Les maîtres délivreront de l’intelligence et c’est celle-ci qui concentrera la valeur. 

Dans les ruées vers l’or, seuls les marchands de pelles s’enrichissent … 

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