Les Big data, pour quelle créativité ?

13 septembre 2013

L’indexation du monde a commencé, elle alimente des serveurs dont la puissance de calcul atteindra bientôt le milliard de milliard d’opérations par seconde. Les données de stock et de flux constituent une matière abondante qui, exploitée à des fins de modélisation, de scénarisation et de prédiction, nous fait passer de l’automatisation des moyens de production à l’autonomisation des services. La machine pensante agit plus vite que l’humain, devenu le maillon faible des chaines de décision.

Mais en se maillant à la dynamique des réseaux sociaux, la donnée distribuée favorise la circulation des idées et le développement d’une intelligence connective. La big data irrigue et fertilise ainsi le terreau social et économique d’où émergent une multitude d’innovations. Les mouvements des Makers ou du Smart Grid, par exemple, suscitent des modes de production relocalisée et collaborative, ou de consommation responsable, plus efficients et respectueux de l’environnement.

C’est pourquoi, le partage de la donnée constitue un élément moteur de la  transition culturelle qui s’opère partout dans le monde. Connecté au savoir et aux réseaux sociaux, assisté par la big data et les machines qui pensent, l’homme augmenté acquiert les pouvoirs d’un presque dieu. A l’heure où le progrès technologique s’accélère, l’accès à l’expertise de la donnée peut plus que jamais libérer les forces de la créativité.

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