Les données personnelles, une question politique share
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Les données personnelles, une question politique

10 février 2015
Une société ce ne sont pas que des entreprises et des consommateurs, faisant prévaloir dans leurs relations un intérêt calculé par la seule satisfaction d’un besoin non relié à d’autres préoccupations.
 
Les individus sont aussi préoccupés par la sécurité et la qualité que leur offrent les services proposés par le net et auxquels ils contribuent. Sont en jeu le renforcement du recueil du consentement, le droit à l’information de la personne concernée, l’étendue du droit d’accès aux données ou encore le droit d’opposition au traitement et le droit à l’oubli sur le net.
 
Qui peut imposer et fixer le plus finement les règles garantes de la poursuite de ces objectifs ? A l’évidence l’Union européenne est aujourd’hui celle qui peut, en partenariat avec les Etats qui restent les régulateurs les plus efficaces, accompagner un tel mouvement. Réguler en l’espèce c’est fixer des objectifs et des règles en matière de détention, de conservation, de transfert et de protection des données. C’est aussi contrôler le respect des règles. Et c’est sanctionner, si besoin est.
 
Clairement la question de la protection des données personnelles dans sa double dimension économique et juridique est une question politique, qui doit être réglée au niveau politique. Une participation active des parlements nationaux est nécessaire ; les parlements nationaux continuent de créer du débat public et évidemment produisent de la délibération politique, toutes choses qui  donnent son sens à la loi comme expression de la volonté générale.

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