Les entreprises françaises, mauvaises élèves de la transformation numérique ? share
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Les entreprises françaises, mauvaises élèves de la transformation numérique ?

30 septembre 2014

Dans son rapport intitulé « L’aventure numérique, une chance pour la France », le cabinet de conseil Roland Berger a attribué à la maturité numérique des entreprises françaises la note de 3,3/10. Un score médiocre qui souligne un écart paradoxal inhérent à la société française : si les citoyens français sont plus connectés que leurs homologues européens, les entreprises restent, elles, en retrait par rapport à leurs concurrentes.

Concernant sa propension à exploiter les opportunités des technologies de l’information et de la communication, la France obtient la 25e place cette année, selon l’indicateur NRI (Network Readiness Indicator). Ce mauvais rang est alarmant compte tenu de l’importance du numérique pour la croissance.

Le « paradoxe français »

Alors que les Français sont 93% à utiliser Internet, soit 7 points de plus que la moyenne européenne, seules 10% des entreprises nationales se déclarent présentes sur un média social, contre 20% en Europe.

Parallèlement, les habitudes d’achat en ligne se développent du côté des consommateurs – 59% en sont adeptes – tandis que seules 11% des entreprises développent une activité de vente en ligne, étant en cela très en retard sur leurs homologues européennes et américaines.

Un véritable décalage par rapport aux usages des consommateurs caractérise ainsi les firmes françaises, en comparaison de leurs concurrentes à l’étranger et semble voué à persister en l’absence d’une véritable prise de conscience de leur part.

Une inertie néfaste à la croissance

Le rapport fait état d’une position attentiste des entreprises face au numérique. Cette inertie les freine dans leur développement, les plus matures d’entre elles sur le numérique ayant une croissance du chiffre d’affaires six fois plus élevée que les plus retardataires. Cette réticence s’expliquerait par de nombreuses appréhensions des différents services et particulièrement des dirigeants vis-à-vis des usages avancés du numérique. 

Et Roland Berger de conclure son rapport par six recommandations pour accélérer la transformation numérique, particulièrement axées sur la formation et l’élaboration d’un discours destiné aux dirigeants. Un message complexe, à l’heure où aucune recette miracle n’existe pour mener à bien la numérisation des entreprises.

 

Pour avoir accès au rapport de Roland Berger / Cap Digital, c’est ici 

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