Les hommes, ces informaticiennes comme les autres share
back to to

Les hommes, ces informaticiennes comme les autres

22 décembre 2014

Sur les traces d’Irène Greif, la première diplômée en informatique du MIT, trois doctorantes du célèbre institut de recherche de Cambridge, Massachusetts, ont récemment provoqué le débat sur le forum communautaire Reddit. Leur post, à l’origine destiné à ouvrir une discussion sur la programmation, a engendré une avalanche de commentaires révélateurs de la place des femmes dans le secteur des STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques). Explications avec un article de Wired.

Quand Elena Glassman, Neha Narula et Jean Yang ont ouvert sur Reddit l’espace de discussion intitulé « Nous sommes trois informaticiennes du MIT, disposées à répondre à toute question concernant la programmation et le milieu universitaire. Demandez-nous n’importe quoi ! », elles ne se doutaient pas de la nature des commentaires qui allaient suivre. En quelques heures, plusieurs milliers de publications, dénuées de lien avec le sujet d’origine, sont venues alimenter le forum. Le débat a rapidement été orienté vers une prétendue revendication de leur statut de femmes scientifiques. 

Ces dernières expliquent :

« Nous avons décidé de mettre en évidence le fait que nous étions trois informaticiennes, pour servir de modèles dans un secteur composé de seulement 20% de femmes (…). Mais à notre grande surprise, les questions les plus fréquentes portaient sur les raisons pour lesquelles notre sexe était pertinent à mentionner. Certaines personnes demandaient pourquoi nous ne nous étions pas simplement présentées comme « des informaticiens. » D’autres, si attirer l’attention sur le sexe ne perpétuait pas le sexisme. »

Quoi qu’il en soit, elles se félicitent d’avoir pu ouvrir un espace d’interactions où d’autres femmes ont pu raconter leurs histoires personnelles et ainsi sensibiliser l’opinion sur le phénomène de dit de « tuyau percé », image évoquant la fuite de plus en plus probable des femmes au gré de leur avancement dans des carrières scientifiques. Un début finalement prometteur pour ces trois chercheuses qui espèrent bien continuer à faire changer les mentalités afin d’aider les femmes à prendre leur revanche dans un secteur encore très inégalitaire.

Plus d’informations avec l’article de Wired.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email