Les jeux sociaux dictent leurs modèles économiques share
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Les jeux sociaux dictent leurs modèles économiques

10 août 2010

Les jeux sociaux sont à la mode : de Farmville à Mafia Wars en passant par Pet Society, ils regroupent plusieurs centaines de millions de joueurs. Leur croissance est telle qu’alors qu’il avait fallu attendre près de 4 ans pour que World of Warcraft atteigne la barre des 4 millions de joueurs, Frontierville a dépassé les 20 millions de joueurs en seulement 36 jours. Un article de Fortune revient sur ces succès grandissants et sur leurs modèles économiques.

 

Comme le relevait récemment une étude, les joueuses de plus de 55 ans sont celles qui passent de loin le plus de temps sur ce type de jeux. C’est notamment auprès de ce public très spécifique que les jeux sociaux prennent leur valeur et qu’ils justifient l’intérêt que leurs portent les éditeurs : les jeux sociaux fonctionnent en effet sur un modèle économique bien plus rentable que celui des jeux vidéo traditionnels.

 

Pour jouer à un jeu vidéo classique, il faut l’acheter et donc payer une certaine somme initiale. Les éditeurs détermine un prix qui ne varie pas et qui plafonne en conséquence leurs revenus. Au contraire, l’accès aux jeux sociaux est gratuit, les rendant bien plus accessibles : les bénéfices sont faits grâce à des micro transactions qui surviennent lorsque les joueurs veulent rajouter du contenu, une carte, de nouveaux personnages ou offrir des cadeaux virtuels à d’autres joueurs.

 

Une importante accumulation de ces micropaiements permet de dépasser les revenus classiques et surtout de les déplafonner. Pour Steinberg, spécialiste des jeux vidéos, il n’est pas rare de voir des joueurs dépenser plusieurs centaines d’euros sur un même jeu : « Pour un éditeur, les jeux sociaux sont infiniment plus attractifs que de faire payer 15 euros par mois pour un contenu en libre service ». 

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