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Demain, des molécules pour stocker les données

21 avril 2015

Un nouveau mode de stockage des données est en cours d’élaboration au CNRS. Basé sur l’encodage de polymères, ces longues chaînes moléculaires de synthèse, il permettrait de réduire drastiquement la superficie et le nombre de data-centers, explique CNRS Le journal.

Alors que le volume de données générées chaque année est amené à se compter en zettaoctets d’informations d’ici 2016, une équipe de chimistes du CNRS, menée par Jean-François Lutz, voit dans les polymères une solution de stockage prometteuse. En inscrivant des informations en code binaire dans la matière-même, elle est parvenue à coder quelques mots au sein des chaînes moléculaires… et entreprend de faire de même pour une phrase entière d’ici quelques mois. 

Si une équipe de chercheurs de Harvard était déjà parvenue à encoder sur de l’ADN un livre de 300 pages, l’ADN avait notamment l’inconvénient de ne se conserver qu’en milieu aqueux.. De quoi le rendre peu compatible avec la nanoélectronique ! Contourner ce problème serait néanmoins possible selon Jean-François Lutz grâce à l’utilisation de polymères de synthèse, qui sont au cœur de son expérimentation.

« Nous avons développé des polymères sensibles à la température, qui se détruisent à 50-60 °C, explique ce spécialiste des macromolécules. Le principe est le même que sur silicium : pour effacer, on détruit les données inscrites à l’endroit désiré et on va réécrire ailleurs, sur un espace encore vierge. »

Les supports ainsi créés, loin d’être de simples supports d’archivage, seraient ainsi réinscriptibles, à l’instar des disques durs ou clés USB.

Plus d’informations avec l’article de CNRS Le journal.

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