Les start-up et leur agilité pour réinventer le service public ? share
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Les start-up et leur agilité pour réinventer le service public ?

13 mars 2015

Les politiques d’open government montrent combien le numérique peut servir la démocratie. Quels seront les acteurs qui pourront diffuser ses valeurs et méthodes au sein de la sphère publique ? Les entrepreneurs !, répond Mitchell B. Weiss, professeur de management à la Harvard Business School, dans un entretien publié sur le site de la prestigieuse université.

Lentes, bureaucratiques, enkystées par des règles de procédure et de mesure des performances : les critiques à l’égard du fonctionnement des administrations ne manquent pas, même aux Etats-Unis. Mitchell B. Weiss souligne combien la donne est en train de changer au sein du secteur public, exemples d’innovations et de transformations à l’appui, notamment à l’échelon municipal :

·         A Philadelphie, le service Textizen facilite la communication entre les citoyens et les services de santé municipaux via SMS – de nouvelles mesures de lutte contre la pollution ont été prises suite à sa mise en place.

·         A New-York, la start-up Mark43 développe un logiciel pour analyser les statistiques de la délinquance.

·         En Californie, OpenCounter facilite la création des petites entreprises.

Une communication par SMS entre les services de santé et les citoyens

Ces exemples s’inscrivent dans une tendance à l’œuvre dans de nombreux pays : le développement de l’entrepreneuriat public. Qu’ils soient intégrés au sein des gouvernements – comme c’est le cas en France au sein du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) – où qu’ils créent des start-up utiles à l’action publique, les entrepreneurs insufflent de nouvelles inspirations aux administrations et agences. En témoignent les récents apports du fonds d’investissement Andreessen Horowitz, qui était pourtant jusqu’à récemment rétif à investir dans des projets en lien avec le secteur public.

Des laboratoires d’innovation dans l’administration

Au sein de « laboratoires » d’innovation créés pour l’occasion, se côtoient alors des entrepreneurs, des designers, des ingénieurs. Un moyen de multiplier les partenariats avec la société civile et le secteur privé, et ainsi de bénéficier de regards nouveaux pour éclairer les décisions. Expérimentations et itérations sont au programme, comme le préconisent les « méthodes agiles » et lean. Mitchell B. Weiss :

« Au sein des gouvernements, on fait des annonces… puis on attend que le projet ait atteint la perfection. Les responsables politiques qui ont recours à des approches plus expérimentales, au « test and learn », rencontrent de grands succès… bien plus grands que s’ils se contentaient de graver un plan dans le marbre avant de le mettre à exécution. »

L’agilité des start-up serait-elle la clé de la modernisation du service public ?

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