Les startups devraient faire attention avant de plonger leurs nez dans les révolutions share
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Les startups devraient faire attention avant de plonger leurs nez dans les révolutions

25 mars 2014

C’est en somme le conseil stratégique qu’Alec Ross, ancien secrétaire d’Hilary Clinton, formulait aux entrepreneurs du web via un article de Techcrunch. Les applications anti-censure qu’ils développent pourraient en fait menacer la vie de leurs utilisateurs…

La récente tentative de Recep Tayyip Erdogan, premier ministre turc, de censurer Twitter a vite été contournée par les internautes : une diffusion virale des moyens détournés d’accéder au réseau social a permis aux Turcs de battre des taux records de tweets par minute. Parmi les différentes solutions figurait le téléchargement d’une application, Anchorfree. En une journée, celle-ci est passée de 10 000 téléchargements à plus de 270 000 : une solution miracle pour rendre la liberté aux opprimés ?

Pas vraiment, car si pour l’instant les autorités n’ont pas interpellé de « dissidents », ce répit peut être de courte durée dans un pays qui, l’été dernier, arrêtait 25 individus pour le motif d’avoir tweeté. En 2010, un hacker de l’Ohio avait également mis à disposition des internautes iraniens le « projet Haystack », un logiciel pour contourner la censure. Des failles de sécurité ont cependant permis aux hackers au service du régime d’identifier des utilisateurs, dès lors menacés.

La sécurité des opposants au régime -déjà fragilisée par un contexte géopolitique tendu- dépend donc de la fiabilité de ces applications. En cas de faille de sécurité, ces jeunes entrepreneurs risquent de causer la répression des victimes que leurs applications devaient initialement aider.

Pour lire l’intégralité de l’article, c’est ici.

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