Les téléphones américains surveillés depuis les airs share
back to to

Les téléphones américains surveillés depuis les airs

17 novembre 2014

Aux Etats-Unis, l’unité de police du ministère de la justice se dote d’un tout nouvel outil pour suivre ses suspects : les « dirtbox ». Ces appareils, destinés à équiper les avions pour mieux survoler la population américaine, sont amenés à capter les conversations téléphoniques des particuliers selon un article du Wall Street Journal relayé par Le Monde.

En matière de surveillance, les Américains deviennent paranoïaques… et ils ont peut-être raison. Les conversations de plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’entre eux sont interceptées par ces « dirtbox » ou « IMSI Catcher » (International Mobile Subscriber Identity Catcher), dans le jargon technique. Des appareils qui, en se faisant passer pour des antennes-relais, captent et enregistrent ces conversations téléphoniques, à la recherche d’informations sur les suspects repérés par les autorités américaines.

Ce nouvel outil destiné à équiper des avions survolant la population entière va dans le sens de la surveillance « massive » tant décriée par Snowden. Il constitue une alternative à la sollicitation directe des opérateurs téléphoniques, jusqu’à présent contactés pour délivrer des informations sur les suspects, et entre dans la catégorie des programmes d’interception indiscriminés.

Les données enregistrées auront non seulement trait au contenu des conversations mais également à la localisation des interlocuteurs, via le numéro unique d’identifiant des téléphones. Ce numéro permet en effet de situer l’appelant avec une grande précision, dans les trois mètres. De quoi savoir dans quel bâtiment il se trouve, par exemple.

Aucune garantie concernant la suppression des données inutiles n’ayant été envisagée, ces informations seront, sans réaction de la population, stockées dans les archives du ministère. Un point qui alerte le Wall street journal, du fait de ses répercussions importantes sur la vie privée des américains.

Pour aller plus loin, c’est par ici avec l’article du Wall Street Journal (en anglais), et par là en français avec Le Monde.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email