L’heure est à « l'humanité 2.0 »

26 septembre 2011
Après la génération « petite Poucette » du philosophe français Michel Serres, « l’humanité 2.0 » du sociologue britannique Steve Fuller. Soit une humanité tiraillée où les hommes ne se considèrent plus comme de simples humains, donc comme de simples produits de la nature, mais comme des hommes augmentés, de plus en plus façonnés par les avancées technologiques et médicales.
 

Cette thèse, Steve Fuller la détaille dans son dernier ouvrage Humanity 2.0: What it Means to be Human, Past, Present and Future (Humanité 2.0: ce que signifie être humain, passé, présent, avenir).
 

« L’humanité 2.0 est une compréhension de la condition humaine plus large que la seule donnée du corps humain », explique-t-il dans une longue interview au Guardian, dimanche.
 

Concrètement, l’homme se trouve à un moment clé de son Histoire où il acquiert une certaine conscience de son lien avec la nature, donc qu’être « humain » est un concept surestimé, tout en développant les capacités qui le démarquent justement du reste de la nature.
 

« Lorsque l’on s’interroge sur la façon dont l’homme pourrait s’amplifier et se prolonger, les ordinateurs sont ce qui nous vient immédiatement à l’esprit car ils en ont les capacités, juge Steve Fuller. L’humanité 2.0 est la gestion de cette tension. »

Entre la nature et la technologie, l’homme 2.0 n’a donc pas à choisir mais à trouver un équilibre.
 

(Visuel: Steve Fuller par Universidad de Navarra, Flickr, licence CC)

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