L’imagerie cérébrale pour mieux soigner la dépression share
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L’imagerie cérébrale pour mieux soigner la dépression

8 janvier 2015

Les innovations technologiques dans l’imagerie cérébrale pourraient permettre, dans un avenir assez proche, de prédire certains comportements des individus via un scanner du cerveau. Une prouesse qui éviterait aux patients sensibles de tomber dans la dépression, la criminalité ou encore l’échec scolaire grâce à la mise en place de mesures préventives, rapporte Motherboard.

Le neuroscientifique du MIT John Gabrieli vient de publier dans la revue Neuron une synthèse de 70 études corrélant des résultats d’’imagerie cérébrale avec l’apprentissage et la performance chez les enfants et les adultes, les réponses aux traitements pharmacologiques ou encore les risques de criminalité. Même si la publication met de côté l’impact de l’environnement social sur l’individu, le scientifique explique que la corrélation aurait déjà une utilité médicale significative, notamment dans le traitement de la dépression : 

« La moitié des dépressifs a un avantage substantiel à recevoir un traitement, mais l’autre moitié aucun (…). Il y aurait là une application pratique de l’imagerie cérébrale. » explique John Gabrieli

En analysant les niveaux d’activation et de connexions entre certaines parties du cerveau, l’imagerie cérébrale permettrait à terme de prédire si un criminel est susceptible de récidiver ou un toxicomane de rechuter et mettre en place les mesures de prévention adéquates. John Gabrieli conclut toutefois que les recherches sur l’imagerie neuronale doivent être davantage poussées afin d’améliorer la compréhension des pathologies et in fine, leurs traitements. En 2014, des scientifiques avaient réussi à modéliser en 3D le cerveau d’un ver de terre, soit 302 neurones. L’être humain en compte, quant à lui, 100 milliards. Le champ de recherches est donc large et prometteur.  

Pour plus d’informations, l’article de Motherboard est ici.

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