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« L'inflation diabolique des mots de passe »

4 juillet 2012

Et si l’enfer, ce n’était pas les autres, mais vos (longues) séries de mots de passe ? C’est en tout cas la position que défend le philosophe Roger-Pol Droit dans Les Echos, non sans humour :

« La folie guette celui qui tenterait de retenir la foule de « login », « passwords » et autres identifiants que requiert une existence connectée. Pour se rassurer, en cas de perte, on a répondu à une question secrète, du genre « quel est le second prénom de votre cousine germaine ? », mais on n’est pas certain de s’en souvenir, ni même d’avoir une cousine », écrit-il.

Il est vrai que cette inflation diabolique des chiffres à retenir, commencée avant même Internet (immeubles, cartes de paiement, téléphone, etc.) a de quoi donner le tournis. Une solution ? Simplifier les moyens d’identification :

« On peut souhaiter que demain [les machines] apprennent à nous identifier vite et bien, que la jungle des mots de passe laisse place à d’autres modes de reconnaissance et d’identification – empreintes digitales, iris, reconnaissance des voix et des visages, ou mieux encore. », imagine-t-il. Une évolution déjà à l’œuvre, en Inde par exemple.

Rappelons à toute utilité que quelques règles élémentaires existent pour sécuriser –  donc, compliquer –  vos mots de passe : utiliser au moins 8 caractères, y intégrer un chiffre et une majuscule, ainsi qu’un signe alphanumérique ( – ; + ; %, etc.). Les « 123456 » ou « iloveyou » n’ayant jamais protégé ni votre vie privée, ni votre compte en banque

Pour prolonger la réflexion, Roger-Pol Droit propose cette pensée en guise de conclusion :

« En fin de compte, il s’agit de savoir si nous choisissons comme mot de passe pour notre avenir « mécaniser l’humain » ou « humaniser la machine ». »

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