L’Internet russe de plus en plus censuré

11 décembre 2014

Nouvelle loi sur les activités des entreprises étrangères, blocage de sites, création d’une agence gérant notamment une liste noire de sites web… Mis bout à bout, ces éléments inquiètent de plus en plus sur le degré de liberté de l’Internet russe. Eléments d’explication avec Wired.

Ce n’est pas la situation chinoise, mais ça s’en rapproche peu à peu. En 2012, moins d’un an après des manifestations massives à Moscou est créée la Roskomnadzor, une agence chargée d’administrer une liste noire de sites bloqués et dotée d’une véritable infrastructure pour mener à bien sa mission. Ainsi, en mars dernier, l’agence a empêché l’accès aux sites d’Alexei Navalny et Garry Kasparov, deux opposants à Vladimir Poutine.

La Douma, le parlement russe a également voté cette année une loi imposant aux entreprises étrangères d’utiliser des serveurs situés sur le territoire russe pour y stocker leurs données concernant les utilisateurs russes. Dans ces conditions, les entreprises étrangères se trouvent soumises à la bonne volonté des autorités et ces dernières auraient toute latitude pour surveiller voire censurer leurs informations.

Eva Galperin, de l’Electronic Frontier Foundation résume l’évolution de l’argumentaire utilisé pour justifier cette pente glissante : « On est passé de “protégeons les enfants” à “bloquons les sites d’actualités” puis “bloquons les journalistes indépendants”, “bloquons les opposants politiques”, et – à l’avenir – “bloquons tous les services qui pourraient héberger des contenus potentiellement problématiques” ».

Pour plus d’informations sur le sujet, rendez-vous sur Wired.

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