L’ouverture de nouveaux espaces d’expérimentation share
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L'ouverture de nouveaux espaces d'expérimentation

28 octobre 2011

La démocratie moderne peut se concevoir comme l’application de la méthode expérimentale au domaine public: tout citoyen peut proposer ses solutions, en critiquer d’autres, exiger la transparence du processus, et quand une hypothèse emporte une certaine adhésion des moyens sont mis en œuvre pour la tester. L’avis général peut ensuite changer pour explorer d’autres voies.

Cette approche, bouillonnante à ses débuts, s’est peu à peu cristallisée autour de fonctionnements correspondant aux limites pratiques d’association et de communication à l’échelle étatique. Aujourd’hui, Internet déplace ces limites. En cela le e-gouvernement n’est pas par essence différent de ce qui le précède, mais correspond à l’ouverture de nouveaux espaces d’expérimentation permettant de faire évoluer nos façons d’appliquer la démocratie.

Nous ne sommes qu’au début de cette ouverture, aussi est-il difficile de prédire où ce changement mènera. Ceci dit trois axes semblent se dégager: l’obligation de moyens en termes de transparence appelle à une politique d’Open Data volontariste; la levée des barrières à la mobilisation de masse change la logistique de la politique; et finalement, l’efficacité nouvelle de la communication de groupe laisse entrevoir la possibilité d’une démocratie plus participative par le biais de la coproduction citoyenne.

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