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Mais où sont les intelligences de la ville ?

6 décembre 2013

« Ce qui est fait n’est plus à faire« , proverbe berrichon.

Smart cities, smart grids, smart data… La sémantique des « smart » et des « digital gold mines » brouille l’horizon et conduit à une impasse, celle des sociétés où les gens sont éventuellement intelligents, mais certainement pas les réseaux, les données, ni même les villes.

Le « smart » renvoie à l’optimisation de l’infrastructure par l’information – faire plus ou mieux avec autant, voire avec moins. Une cohorte d’industriels de tous acabits investit ce secteur nécessaire, mais somme toute très traditionnel. Suite logique de l’histoire, cette offre n’est que le premier étage de la fusée des intelligences.

Il est largement temps d’allumer le second, l’intelligence au service du soutenable. Par exemple réduire les déplacements subis et donc les congestions, les pollutions, les pénibilités afférentes au bénéfice d’une mobilité choisie ou réduire la consommation des ressources primaires non renouvelables. Là, le défi est autrement plus complexe puisqu’il s’agit d’inverser les logiques d’offre et de demande. Cette rupture mobilise d’autres intelligences et met en cause des certitudes (le tropisme d’expansion de la consommation par exemple) et leurs indicateurs jusqu’ici gravés dans le marbre (le PIB pour ne pas le citer).

Le dernier et incontournable étage doit répondre à la question clé : quelle Cité (comme incarnation d’urbanité et de vie quotidienne) voulons-nous ? Alors, nous sommes dans une intelligence politique, celle de la Cité comme assemblée et projet des hommes.

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