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Des phoques connectés pour lutter contre le réchauffement climatique

22 juin 2015

L’utilisation de capteurs dans la recherche en biologie ne date pas d’hier, mais elle prend un véritable tournant avec l’Internet des Objets. En atteste une expérimentation de phoques connectés, racontée par le Guardian.

Lorsque Michael Fedak, de l’Université de St Andrews, a proposé de poser des capteurs sur la tête d’éléphants de mer, beaucoup de ses confrères biologistes ont ri. Mais les données collectées depuis dix ans par le projet ouvert MEOP (Marine Mammals Exploring the Oceans Pole to Pole) auront eu raison des détracteurs : un jeu de plus de 300 000 données partagées permet de suivre les déplacements de ces animaux, de l’Arctique à l’Antarctique, ainsi que d’analyser la température ou la qualité de l’eau.

Et de mieux lutter contre les effets du réchauffement climatique :

« Il ne s’agit pas seulement d’utiliser des phoques, mais de comprendre ce qu’il nous faut faire pour mieux protéger ces animaux et l’océan », explique Michael Fedak.

Attachés aux poils des mammifères, les dispositifs utilisés sont indolores pour les animaux et constituent à eux seuls une petite révolution. Conçus pour résister à des profondeurs de 2000 m où les phoques s’aventurent, ils transmettent « intelligemment » leurs données par satellite afin de préserver leur batterie sur 11 mois. Un système de hashtags a également été mis au point par le chercheur afin de simplifier la transmission et l’analyse de données.

Ces stratégies d’optimisation de collectes des données pourraient même servir au-delà de la communauté des biologistes marins, selon le Guardian, qui y voit une inspiration pour ceux qui développent les systèmes d’objets connectés.

Plus d’informations avec l’article du Guardian.

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