Quand Facebook sert à analyser les flux migratoires des êtres humains share
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Quand Facebook sert à analyser les flux migratoires des êtres humains

23 décembre 2013

Saviez-vous qu’entrer les données sur votre ville natale et sur votre ville actuelle dans votre page Facebook peut faire avancer les recherches relatives aux phénomènes migratoires?
Avec ses 1,9 milliards d’utilisateurs actifs par mois, la base de données de  Facebook permet de créer des échantillons immenses et d’explorer de nouveaux territoires de réflexion. 
C’est ce que propose Facebook en nous dévoilant les résultats de son étude sur la mesure des flux mondiaux des êtres humains. Explications dans PSFK.

Une étude de l’équipe scientifique de Facebook vient de révéler un nouvel algorithme qui permet de traiter les informations relatives à nos déplacements. Il s’agit de faire le lien entre les données « ville natale » et « ville actuelle », ville dans laquelle on habite. Ils ont appelé cette recherche « migration coordonnée » en référence à une tendance  observée : 20% de la population d’une ville déménage pour une autre. 
Grâce aux cartographies générées par cette étude on observe les migrations qui ne résultent pas forcément d’un contexte économique ou politique, d’une guerre, d’une catastrophe naturelle ou encore d’impératifs culturels. Selon l’étude, ces regroupements sont prédictibles en fonction de la vitesse de la croissance urbaine et du taux d’attractivité de la ville. 

De cette étude, deux éléments ressortent :

– les grandes destinations des migrations coordonnées sont dans les pays ayant une urbanisation très rapide, comme au Nigeria, en Turquie, en Colombie, en Inde ou encore en Grande-Bretagne.

– les grands centres urbains des pays occidentaux ne sont pas des destinations importantes pour des migrations coordonnées.

Ainsi, l’étude démontre que :

« Ces centres urbains attirent des populations de partout dans le monde, mais rarement d’une façon coordonnée. Par exemple, les personnes qui se déplacent pour New York pourraient très bien bouger pour une autre grande ville et ne pas résulter d’un mouvement coordonné de la population ».

Enfin, Psfk met en avant le travail cartographique :

« Les visualisations de ces données sont particulièrement étonnantes, avec des illustrations représentant notre monde interconnecté à travers les « sauts » que font les gens d’un continent à l’autre ». 

La carte ci-dessous indique les « migrations coordonnées » dans le monde entier. Outre la migration coordonnée, la carte met en évidence (teinte jaune) les pays avec la plus forte croissance d’urbanisation entre 2000 et 2012 , selon les données de la Banque mondiale.

Photo coordinated Migration – PSFK

Pour en savoir plus, c’est ici.

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