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Municipales 2014 : le numérique bien ancré dans les programmes, mais...

10 mars 2014

Quelle place tient le numérique dans les municipales 2014 ? Pour le savoir, The Social Nextwork, réseau des délégués du numérique en France coordonné par Renaissance Numérique a mis en place un « observatoire numérique des campagnes » : une grande enquête dans 200 villes de France, au cours de laquelle les programmes de 527 candidats ont été passés au peigne fin par des volontaires. En voici les principaux enseignements.

Les petites communes à la peine ?

60% des candidats qui ont un programme en ligne parlent de numérique : c’est le chiffre à retenir de cette enquête majoritairement crowdsourcée. Un score honorable qui cache des disparités selon la taille des communes. En effet, on parle plus de numérique dans les grandes villes : dans celles de 200 000 habitants et plus, les candidats sont 87% à parler « numérique », alors qu’ils ne sont que 55 à 58% dans les communes de plus petite taille. Dommage, quand on sait que le numérique « permet une rationalisation des coûts qui est une aubaine notamment pour les villes aux budgets plus limités », comme le rappelle Godefroy Jordan, administrateur de Renaissance Numérique et co-président du Social NeXtwork.

L’enquête permet de dresser un podium des meilleures régions en matière de numérique (bravo aux Pays-de-la-Loire, à Midi-Pyrénées et à la Franche-Comté, dont 100% des programmes en ligne mentionnent le numérique !). Et d’attribuer quelques bonnets d’âne (on vous laisse découvrir ici la queue de peloton).

On y retrouvera aussi les thématiques les plus populaires auprès des élus, s’agissant de numérique :
 


N’oublions pas les domaines les plus innovants !

Les services numériques (e-administration, wifi gratuit…) récoltent ainsi 92 mentions dans les 161 programmes qui parlent de numérique. L’éducation (équipement des écoles, formation) arrive ensuite avec 76 mentions. Quant au fameux (très-)haut-débit, promesse incontournable des candidats des villes rurales, il explique sans doute le bon score des mentions de l’équipement numérique – en troisième position dans les programmes. Suivent, dans l’ordre, l’économie (soutien aux start-ups, pôles d’excellence…), la participation (consultations en ligne…) et la culture. 

En queue de peloton, les propositions liées à la santé (télémédecine…) et à la ville intelligente (capteurs, mobilier urbain connecté notamment). Deux domaines qui, comme le souligne Elisabeth Bargès, « sont pourtant le coeur de la compétitivité et de l’innovation de demain », permettant « une gestion plus moderne de la ville, de ses services ou de sa mobilité ». La co-présidente de Renaissance Numérique en appelle dès lors à davantage d’ambition de la part des candidats.

Pour en savoir plus sur l’enquête, c’est par ici sur le site de Renaissance numérique.

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