Nos relations amoureuses vues de Facebook

17 février 2014

Et si, pour la Saint Valentin, Facebook ajoutait de nouvelles catégories pour personnaliser notre statut marital en fonction des infinies variations de nos relations amoureuses ? Alors que le réseau social, en partenariat avec une association LGBT, a récemment ouvert le genre féminin/masculin à pas moins de 56 transgenres, c’est la bonne idée que nous propose Pandodaily. Heureux célibataire, Vieux garçon avec des chats, Bientôt divorcée, Mordu de sites de rencontres, En mariage arrangé, Mariés pour tous ou encore On reste ensemble à cause des enfants pourraient ainsi être de nouvelles sous-catégories à compléter pour que nos profils Facebook soient un cliché plus fidèle de notre société. 

Si le magazine fait mouche avec cette idée, ce n’est pas seulement « parce que c’est fun ». Comme chacun sait, les informations contenues sur nos profils servent à mieux cibler les annonces qui nous sont proposées sur le réseau social. Des catégories plus fines, permettant de mieux connaître ses utilisateurs, peuvent donc se traduire en nouvelles sources de revenus pour le réseau social. Et big data obligent, elles peuvent nous en apprendre long sur nous-mêmes… comme en témoignent déjà les exploits des data scientist de Facebook.

> Facebook sait qui sera votre prochain.e petit.e ami.e…

L’étude de nos statuts amoureux – combinée à l’analyse sémantique de nos messages – a ainsi permis de faire des prédictions sur nos situations amoureuses. Carlos Diuk, chercheur au sein du groupe « Facebook Data science », s’est ainsi intéressé – dans un billet sur la « formation de l’amour » – aux fréquences des publications entre deux personnes en fonction de leur statut marital. Résultat ? « Pendant les 100 jours avant que la relation ne commence, explique Carlos Diuk, on observe une nette augmentation des posts partagés entre le futur couple ». Au moment de la séduction, les célibataires passent plus de temps à enrichir leur fil d’actualité. Une fois en couple, la fréquence des publications et des échanges entre eux tombent en chute libre.
 

> …et peut prédire votre rupture

Encore plus osé dans la prédiction amoureuse : le groupe de recherche « Facebook Data Science » avait également observé le nombre d’amis mutuels que partagent deux personnes en couple afin de suivre le devenir de la relation amoureuse. L’idée : prédire la rupture ! La corrélation nette observée par les chercheurs entre la quantité d’amis communs et la force de la relation leur a permis en effet de fournir un indicateur de prévision. 

Pour en savoir plus sur ces nouveaux indicateurs de nos relations amoureuses, c’est ici avec Pandodaily, là avec le Nouvel Obs et encore ici sur RSLN.

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