Non, les applis sociales n’ont pas encore supplanté les SMS et Facebook chez les ados share
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Non, les applis sociales n'ont pas encore supplanté les SMS et Facebook chez les ados

25 juin 2014

Il y a quelques semaines, le journaliste et professionnel de la publicité Matthew Brian Beck prédisait le déclin des grands réseaux sociaux au profit des petits réseaux communautaires. De même, nous nous demandions si le SMS vivait de son côté ses derniers jours, supplanté par les applications de messagerie (WhatsApp, Snapchat…) qui se multiplient. Si ces prophéties ont largement fait parler d’elles, une étude publiée récemment par le cabinet Niche et relayée par The Atlantic, affirme le contraire.

Ce ne sont pas moins de 7000 adolescents qui ont été interrogés pour l’enquête et le constat est unanime : l’échange de textos demeure le premier moyen de communiquer entre eux. Bien qu’ils disposent de différentes alternatives sur leur smartphone, 87% des ados américains déclarent envoyer des SMS tous les jours.

Des internautes noyés dans le flux ?

Peu lisibles et difficiles à gérer, les grands réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter noieraient pour leur part les internautes dans un flux d’informations trop dense. Certains spécialistes estiment ainsi que la profusion des smartphones permettrait enfin aux utilisateurs de faire le tri et de se réunir sur des plateformes sélectives et privées.

Pourtant, Facebook semble s’attirer encore toutes les faveurs des adolescents, puisqu’il reste leader des applications les plus populaires aux Etats-Unis. Son service de partage de photos et de vidéos, Instagram, serait même la plateforme qui suscite le plus d’engagement.

Les sites web, grands perdants de l’histoire

La suprématie des réseaux sociaux dans les usages des adolescents explique l’attention qui leur est portée par les fournisseurs de contenus en ligne, à l’image de Buzzfeed par exemple, le site d’infotainment le plus populaire chez les ados. Et pour cause, c’est par le biais de ces plateformes qu’il peut désormais espérer toucher le mieux cette jeune audience dont seulement 6% consulte le site directement chaque jour. 

Des résultats qui confirment que les réseaux sociaux sont plus que jamais LA porte d’entrée des médias en ligne. Pour The Atlantic : « Facebook est devenu le journal, et les fournisseurs de contenus en sont les auteurs. »

Au royaume de Pandora

Autre grand succès, la webradio Pandora s’est largement imposée dans les services plébiscités par les adolescents : 37% d’entre eux déclarent ainsi l’écouter chaque jour. Son secret : la recommandation. 

Comme nous vous l’expliquions dans un précédent billet, les créateurs de cette radio en ligne, Will Graser, Jon Kraft et Tim Westergren, sont partis d’un constat : si les auditeurs changent leurs habitudes de consommation des programmes radiophoniques, ils continuent de chercher des repères et des conseils. Le but était donc de leur fournir des recommandations en fonction de leurs goûts. À partir du premier titre sélectionné par l’auditeur, la web-radio détermine la suite. L’audience est donc identifiée en fonction de ses goûts et de son réseau.

Pour en savoir plus et retrouver tout l’article de The Atlantic, c’est par ici.

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