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Nouvelles technologies : un secteur encore très misogyne

24 novembre 2014

Les femmes peinent à s’imposer dans le secteur des nouvelles technologies. C’est en tout cas le constat formulé par une étude du Guardian, menée sur plus de 600 de ses lecteurs à travers le monde. Dévalorisées et sous payées, leur parcours professionnel reste semé d’embûches.

Parmi les interrogés, 65% de femmes, 33% d’hommes et 2% s’étant déclarés « autres », avec, en moyenne 10 ans d’expérience professionnelle dans le secteur des nouvelles technologies. Ces professionnels font état d’un sexisme « structurel et culturel largement répandu » dans cette industrie, étant 73% à le qualifier de sexiste. Sans surprise, ils sont 52% à révéler des inégalités salariales entre hommes et femmes, à qualifications égales. Des chiffres qui remettent à plus tard une revanche des femmes dans le numérique, thème que nous abordions dans un débat de mars 2014.

Les plaintes récurrentes ? La difficulté rencontrée par les femmes pour atteindre des postes à responsabilité, malgré quelques exceptions telles que Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook, ou Rachel Haot, directrice numérique de New York dont nous vous parlions récemment. 

Une situation attribuée à la difficulté des hommes à accepter d’être dirigés par une femme, généralement jugée moins compétente, et qui se manifeste notamment par leur sous-représentation au sein des comités de direction.

Plus pernicieux, l’étude fait également état de remarques misogynes récurrentes et rapporte le témoignage d’une jeune codeuse de 24 ans, forcée de se mettre à l’écart lors d’une conférence rassemblant 90% d’hommes, tant elle attirait l’attention contre son gré.

« J’étais quasiment abordée par tous les hommes que je croisais et j’ai préféré déjeuner seule dans une pièce pour m’épargner des conversations gênantes, tant je me sentais différente. »

Plus de la moitié des interrogés attribuent cette domination masculine du secteur par le nombre très limité de femmes intéressées par les études scientifiques, des sciences à la programmation, en passant par l’économie ou les mathématiques. Et The Guardian de lancer un appel à un changement culturel et structurel pour moderniser cette industrie. 

Pour retrouver le sondage mené par The Guardian, c’est par ici.

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